Chuck Zlotnick / Warner Bros
14 mars 2017  / Cinema

Samuel L. Jackson, à la cool

Propos recueillis par Fabien Menguy
14/03/2017

On l’a connu flic afro à la Shaft, gangster en costard à la Pulp Fiction, Jedi dans Star Wars, revoici l’acteur américain en militaire énervé dans Kong : Skull Island. SLJ a rencontré King Kong, et nous, on a rencontré le King of cool !


 

Après avoir joué dans Tarzan, vous jouez dans King Kong. C’est une thématique ?

(Rires) Non, je n’y avais pas pensé comme ça. C’est une opportunité de jouer dans le genre de films que j’aime regarder depuis que je suis gamin. Une façon de m’éclater.

 

Quel est votre premier souvenir des films de King Kong ?

Je n’ai pas de souvenir précis, mais je suis presque sûr que c’était quand j’étais gamin, durant l’un de ces samedis après-midi passés à regarder des films de monstres avec les copains. Ça finissait toujours par l’un de nous qui mettait un masque de gorille, et qui s’enfuyait en faisant semblant d’être poursuivi par les chasseurs.

 

Pourquoi avez-vous accepté ce rôle ?

Pour ça, justement ! Pour jouer dans un film de monstres, même si je ne considère pas tout à fait King Kong comme un monstre.

 

Quel effet cela fait-il de jouer avec King Kong? Qu’est-ce que vous voyiez de lui sur le plateau ?

Rien (rires) ! On me disait regarde cet arbre, regarde ces montagnes, regarde par ici. Je demandais : « Où il est ? Quelle taille il fait ? Et est-ce qu’il est rapide ? » Mais ce n’est pas frustrant, car j’ai une bonne imagination.

 

Quel effet ça fait d’incarner un méchant, voire un trou-du-cul ?

Ça dépend du point de vue. C’est un guerrier et un commandant. Il a des hommes sous ses ordres et il en est responsable. Quand l’un d’eux se fait tuer, il réagit comme n’importe quel militaire le ferait : il veut se venger. C’est une bataille, et il est là pour la gagner.

 

Pourquoi votre personnage s’obstine-t-il à vouloir tuer King Kong ?

Il a tué l’un de ses hommes, point barre ! Comme il dit : « Il y a toujours des créatures sur Terre plus grosses et plus rapides que vous, mais l’homme est né pour survivre ».

 

Comment vous êtes-vous préparé pour le rôle ?

On avait des conseillers militaires. Des gars avec qui j’avais déjà travaillé. Quand il y avait des détails techniques, des positions, des façons de se protéger en avançant, je leur demandais comment faire.

 

Quel effet cela fait de tourner dans la jungle ?

Ça ne fait pas une grande différence. Vous savez, pour être honnête, le plus important sur un lieu de tournage, c’est qu’il permette au public de croire à l’histoire. Ça doit sembler être un milieu difficile, très loin de chez nous. La vraie difficulté était donc de faire croire à cela alors qu’on a tourné à Hawaï.

 

Mais même si vous étiez à Hawaï, vous avez dû crapahuter dans les marais et en pleine forêt tropicale… C’était comment ?

Il fait chaud, humide, il y a des insectes et ça pue !

 

Comment choisissez-vous vos rôles ? On a l’impression que vous ne choisissez que les films où vous vous amusez, non ?

Oui. Je suis à un point de ma carrière où créer est l’aspect fun du job. J’essaie de trouver des histoires que je veux raconter et des personnages intéressants à l’intérieur de ces histoires. Des personnages qui me permettent de relever un challenge et auxquels le public puisse s’attacher.

 

Pourquoi n’incarnez-vous pas plus de rôles dramatiques ?

Je trouve ce soldat dans Kong assez dramatique (rires). Je ne réfléchis pas comme ça. J’ai fait un peu le tour des drames très intenses maintenant, mais je lis les scénarios qu’on m’envoie et si ça me plaît, je le fais. Quand on choisit un film, on n’espère pas trouver le Roi Lear à chaque fois. « Oh, j’ai enfin l’âge de pouvoir jouer Hamlet »… Non, ce n’est pas comme ça que ça marche à Hollywood.

 

Vous êtes le narrateur du documentaire nommé aux Oscars, Je ne suis pas votre nègre, qui sera diffusé chez nous sur la chaîne Arte le 2 mai. C’est important pour vous de prêter votre voix à des documentaires engagé ?

J’aime qu’on puisse informer les gens, les rendre conscients du fait que quelqu’un comme James Baldwin (un grand auteur noir américain militant pour la cause raciale et homosexuelle, ndlr), les choses qu’il a écrites, qu’il a dites, résonnent aujourd’hui et nous rappellent là d’où nous venons. Il y a toute une jeune génération qui a besoin de l’entendre. Et il faut être conscient qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir en termes d’égalité.

 

Qu’est-ce qu’on vous dit quand on vous reconnaît dans la rue ?

Ça dépend. S’ils ne sont pas trop jeunes, ils me demandent comment on appelle un Quarter Pounder with Cheese à Paris ? (en référence à Pulp Fiction, ndlr). En tout cas, il y a toujours un film et une référence.

 

Vous rêviez de tout ça quand vous étiez petit ?

Non. Pas du tout. Ce n’était pas un choix qui me paraissait envisageable.

 

De quoi rêvez-vous maintenant ?

De retourner travailler, ou de trouver quelque chose qui m’intéresse. Je rêve de golf (rires).

 

Quels sont vos projets ? Qu’en est-il d’un éventuel Incassable 2 après le succès de Split de M. Night Shyamalan ?

J’attends de voir. Night m’a appelé pour me dire qu’il pensait à développer une suite. Je lui ai répondu que j’étais partant. Ensuite, il y aura le retour de Nick Fury. Et pour l’heure, je pars à Pékin tourner un gros film de science-fiction chinois.

 

Quel conseil donneriez-vous à Samuel L. Jackson enfant si vous le croisiez dans la rue ?

Le conseil que j’ai toujours en tête : « N’abandonne pas. Réalise tes rêves ». Je me souviens que j’étais un gamin plutôt difficile, sans peur. Je suis beaucoup plus raisonnable que lui (rires).

 

Kong : Skull Island, de Jordan Vogt-Roberts, avec Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson, et Brie Larson. Fantastique. En salles actuellement.

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