© Loris Cecchini - Waterbones (Sensitive Chaos), 2016 | Ph. Lorenzo Fiaschi - T Fondaco dei Tedeschi by DFS - Venise Courtesy the artist and GALLERIA CONTINUA, San Gimignano / Beijing / Les Moulins / Habana
05 septembre 2017  / Expos

Continua Sphères ENSEMBLE

05/09/2017

L'exposition célèbre l'art contemporain sous toutes ses coutures, invitant le public le plus large possible à se perdre dans tous les recoins de sa puissance créatrice.

 


Anish Kapoor untitled. Photo : Oak Taylor Smith

Au gré d’associations inattendues, de nombreux artistes internationaux se côtoient, parmi lesquels les célèbres Ai Weiwei, Lucio  Fontana, Daniel Buren, Anish Kapoor ou encore Michelangelo Pistoletto. Le Grand miroir du monde (2017) de Kader Attia ouvre l’exposition: des miroirs brisés recouvrent intégralement le sol pour dire la fragmentation de notre monde, tant sociale et politique qu’ethnique et religieuse…

Plus loin, la série Self-portrait of you + Me (2007-2008) marque par sa puissante violence esthétique, qui atteint au plus profond de la chair. L’artiste Douglas Gordon brûle partiellement des photographies de célébrités et par là même les défigure affreusement. Amputés d’une partie de leur visage, Romy Schneider, Jeanne Moreau, Jean Seberg ou encore Jean-Paul Belmondo se transforment en monstres criant de douleur.


Photo : Oak Taylor Smith

Dans un registre tout à fait différent, c’est ensuite une armée de drôles de statuettes de plâtre qui s’offre au visiteur. Celui-ci est invité à les briser et à faire des débris obtenus des craies pour s’exprimer librement sur un grand tableau noir. Avec cette Educación Sentimental (2017), Luis Enrique López Chavez rappelle un épisode de pénurie qui a marqué l’île de Cuba dans les années 1990.

Enfin, citons le génial Sam Falls qui ralentit Les Quatre Saisons de Vivaldi de façon à ce qu’elles durent une année entière (Vivaldi’s Four Seasons for the four seasons, 2015), ou encore le poétique Giovanni Ozzola qui nous livre la vision irrationnelle d’une porte de garage s’ouvrant sur l’immensité d’un horizon maritime (Garage-sometimes you can see much more, 2009-2011).

L’exposition s’affiche ainsi comme un formidable lieu de rencontres, propice à réunir galeristes et œuvres dans une manifestation née d’un désir partagé. Ce projet de fédérer galeries et institutions, à contre-pied de leur concurrence affichée habituellement dans les foires d’ar t contemporain, est ambitieux. Pourtant, s’il touche par sa générosité, il semble manquer par endroits d’une sorte de liant. Sans trame commune, les œuvres se côtoient abruptement et peinent à dialoguer entre elles…


Photo : Oak Taylor Smith

Et c’est justement là que l’exposition prend toute son ampleur. Car cette expérience, aussi déstabilisante soit-elle, se révèle aussi particulièrement stimulante : c’est dès lors au visiteur de s’emparer de ce tableau subjectif un peu fou et d’en faire un ensemble cohérent qui fait sens, intimement, pour lui. Libre d’inventer à ces œuvres une histoire commune, il devient le chef d’orchestre de sa propre visite et accède ainsi pleinement à l’éclectique richesse de ce tour du monde artistique.

Du 16 sept. au 19 nov 2017, 14h - 19h​
104 CENTQUATRE
5 rue Curial, 19ème 
 De 4 à 9 €
Vernissage public le samedi 16 septembre à partir de 14h
Plus d'infos : www.104.fr​

Infos
Tarif

De 4 à 9€

Vernissage public le samedi 16 septembre

Lieu

104 CENTQUATRE
5 rue Curial
75019 Paris

Horaires

Du 16 sept. au 19 nov 2017
14h - 19h

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