© Laurent Schneegans
15 mai 2017  / Scenes

Le Songe d'une nuit d'été

Myriem Hajoui
15/05/2017

Le Songe d’une nuit d’été est une des pièces les plus connues de Shakespeare. En proposant une nouvelle version additionnant l’art de la mise en scène à la beauté du verbe, le metteur en scène Guy Pierre Couleau signe une comédie féerique.

On a souvent loué la délicatesse d’exécution de Guy Pierre Couleau, metteur en scène et directeur de la Comédie de l’Est depuis 2008. Sa première mise en scène du grand Will nous permet de renouer avec cet art subtil de faire vibrer les êtres et les lieux, le visible et l’invisible, le réel et le rêve. Difficile alors de résister au charme fantasmagorique de ce chassé-croisé des sentiments à la composition millimétrée.

Voguant entre deux mondes (une Grèce antique et une forêt peuplée de fées, d’elfes ou de lutins), cette vertigineuse traversée des apparences nous attache aux pas d’Hermia qui aime Lysandre alors qu’elle est promise à Démétrius... lequel est aimé d’Héléna ! Se livrant aux acteurs et à l’œuvre, le metteur en scène fait la part belle aux personnages et à leurs émotions. En premier lieu, celles des deux jeunes héroïnes, Hermia et Héléna, dotées d’une énergie sacrément frondeuse pour l’époque (Jessica Vedel et Clémentine Verdier craquantes en rebelles) face à leurs amours inversées : Sébastien Amblard (Lysandre) et Adrien Michaux (Démétrius). Également en verve, Pierre Alain Chapuis (Thésée/Obéron), Rainert Sivert (Puck), François Kergourlay (Phil Pelote) et Anne Le Guernec (Hippolyte/Titania) font habilement vriller cette nuit de rêve et de jeu.

S’appuyant sur la traduction de Françoise Morvan-André Markowicz ainsi que sur les compositions originales de Philippe Miller (jouées et chantées en direct par les comédiens), Couleau exalte le verbe élisabéthain jusqu’à en faire musique. La beauté tellurique de sa mise en scène exhale de troublants mystères : une multitude de fleurs de crépon, des mousses, des bulles, quelques lasers et tous les sortilèges de la forêt se rappellent à nous. Une bien belle manière d’instiller des émotions qui nous ressemblent et nous rassemblent. Et d’éclairer notre monde en quête d’humanité.


Jusqu’au mardi 23 mai 2017.  À 20h les 15, 16, 19, 22 et 23, à 19h le 18, à 18h le 20 et à 16h le 21. Théâtre des Quartiers d’Ivry, Manufacture des Œillets/La Fabrique, centre dramatique national du Val de Marne, 1, place Pierre Gosnat, Ivry-sur-Seine (94). M° Mairie d’Ivry. Téléphone : 01 43 90 11 11. Prix : 7-24€.

Infos
Tarif

Prix : 7-24 euros.

Lieu

Théâtre des Quartiers d’Ivry
1 place Pierre Gosnat
94200 Ivry-sur-Seine

Téléphone : 01 43 90 11 11
M° Mairie d’Ivry

Horaires

Jusqu’au mardi 23 mai
A 20h les 15, 16, 19, 22 et 23 mai
A 19h le 18 et le 20 à 18h et à 16h le 21 mai

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