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09 janvier 2017  / Artistes

Les adresses parisiennes de David Bowie

Arnaud Rollet
09/01/2017

Nombreux sont ceux qui restent inconsolables depuis la disparition du génial Thin White Duke le 10 janvier 2016. Artiste protéiforme par excellence, capable de passer brillamment d’un univers à un autre sans dénoter, David Bowie aimait s’abreuver de différentes cultures et de voyages. Et parmi les nombreuses destinations plébiscitées par le créateur de Ziggy Stardust, Paris occupait une place à part. Retour sur les bonnes adresses franciliennes de celui auquel la Philharmonie rendait un bel hommage en 2015 avec l’exposition « David Bowie Is ».


Playlist de quelques reprises de David Bowie :

Nirvana, The Man Who Sold The World / The Modulators - Heros / Tears For Fears - Ashes To Ashes / Placebo - Five Years / Smashing Pumpkins - Space Oddity / Frantz Ferdinand - Sound And Vision / Michael Stipe - The Man Who Sold The World / Seu Jorge - Life On Mars / Tori Amos - After All

 

L’histoire d’amour entre Paris et Bowie commença en 1965, au Golf-Drouot. L'ex-temple du rock fermé en 1981 accueillit le chanteur pour son tout premier concert à l’étranger, accompagné de son groupe de l’époque, The Lower Third. Après ce baptême du feu à l’internationale, Bowie revint tout au long de sa carrière dans la capitale pour écumer bon nombre de salles mythiques : l’Olympia, l’Elysée Montmartre, le Bus Palladium, le Zénith, Bercy, le Pavillon de Paris (aujourd’hui disparu) et même l’hippodrome d’Auteuil, pour son Serious Moonlight Tour de 1983.

Quand il ne se produisait pas en live, Bowie aimait aussi faire la fête. Lorsque la tournée de Station to Station s’acheva à Paris en 1976, il organisa deux sauteries d’anthologie : une première à l’Alcazar, puis une seconde à l’Ange Bleu, ex-club des Champs Elysées, en compagnie d’Iggy Pop et Kratfwerk. Rien que ça.
Les mythiques Bains Douches, haut lieu de la vie nocturne parisienne des années 80/90, purent aussi voir le dandy se dandiner, boire quelques godets et fumer des cigarettes sans avoir à se morfondre dans un fumoir. Le bon temps… que l’on peut toujours vivre par procuration grâce aux clichés du photographe Foc Kan.

Contrairement à certains parisiens (ceux qui, effrayés par le périph’, évitent le plus possible de se rendre en banlieue), Bowie prit ses quartiers par deux fois au fameux Château d’Hérouville, à quelques kilomètres de Paname. C’est dans cet édifice historique reconverti en studio d’enregistrement que l’artiste enregistrera son album de reprises Pinups en 1973 et commença en 1976 à façonner Low, le futur premier opus de sa célèbre trilogie berlinoise (avec Heroes et Lodger). Berlin où, pour la petite histoire, le restaurant préféré de Bowie se nommait le Paris Bar. Et où il enregistrera le morceau Heroes en français. Comme quoi.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo promotionnelle pour The Kon-Rads, 1953 © Roy Ainsworth


À Paris, comme toute bonne célébrité qui se respecte, Bowie aimait aussi verser dans le luxe. Pour preuve, il lui arrivait de séjourner avenue Montaigne, dans l’une des chambres du très guindé Plaza Athénée, non loin de l’appartement de l’une de ses idoles, Marlene Dietrich. « Paris Match » avait d’ailleurs immortalisé le chanteur dans cette artère réputée du triangle d’or. Pour se remplir la panse, l’interprète de Starman n’hésitait pas non plus à fréquenter les étoilés, comme Le Grand Vefour, la célèbre table gastronomique du chef Guy Martin qui donne sur les jardins du Palais-Royal.

Enfin, Bowie et Paris sera toujours associé à l’amour pour la simple et bonne raison que c’est dans la Ville Lumière que le beau David demanda la main de sa dernière compagne, Iman. Pour cela, le chanteur avait bien préparé son coup. Profitant de la tournée It's My Life de son groupe Tin Machine en 1991, Bowie loua un bateau pour une ballade en amoureux sur la Seine en plein automne. À son bord, en plus des tourtereaux, un chef pour préparer de bons plats et un pianiste, évidemment dans la combine. Au moment de passer sous le Pont Neuf, pendant que le pianiste jouait le standard April in Paris de Doris Day, Bowie se mit à chanter, remplaçant « April » par « October », et posa un genou à terre pour déclarer sa flamme. Difficile de faire plus classe.

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