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14 janvier 2017  / Concerts

Rone à la Philarmonie de Paris

Benjamin Cerulli
10/01/2017

A l'heure du 3.0 on oublie souvent que la musique est avant tout une mélodie.

 Chose essentielle que le Francilien de naissance et Berlinois de cœur Erwan Castex n'a, pour sa part, jamais perdu de vue en une presque première décennie de carrière. Mieux, c'est une maxime artistique, un fil rouge qui parcourt les différentes productions de celui qui se fait appeler Rone depuis qu'un club berlinois a involontairement sapé son pseudo sur un flyer, « R.One », rappelant son prénom quand il est prononcé à la franglaise. Et c'est dès les premiers pas musicaux du producteur trentenaire aux allures d'ado geek, notamment avec le maxi Bora sorti en 2008 mais surtout grâce aux méandres électroniques de Spanish Breakfast, son premier album paru en 2009 chez Infiné, qu'on a compris de quel bois était fait le phénomène : un mec qui, à l'heure où l'humanité n'a peut-être jamais autant écouté de musique, semblait guidé par un instinct créatif singulier. Un mec capable de faire naître une mélodie en fait, au sens propre du terme, et de la faire exister en tant que mélodie qui apparaît alors comme une évidence aux oreilles de l'auditeur – et finalement c'est peut-être tout ce qu'on demande à la musique et plus généralement à l'art, nous, les communs des mortels. Un sens inné de la mélodie que ce timide de renom – la légende raconte qu'il fût un temps où il vomissait avant de monter sur scène – a poli tout au long de sa carrière, a étiré dans toute sorte de sens et de directions, qu'il a aussi bien plongé dans des univers aux lignes transcendées (Tohu-Bohu, 2012) que dans d'autres plus loufoques, quasi mystiques (Créatures, 2014). Il sera à la Philharmonie le 14 décembre prochain, entouré des convives qui l'ont aidé à faire naître les « créatures » de son dernier album, paru en 2014, dont John Stanier, batteur du groupe Battles et François Marry de Frànçois and The Atlas Mountains, mais pas seulement, puisqu'on y retrouvera également l'écrivain Alain Damasio, conteur que l'on entend sur son tout premier morceau, « Bora ». 
 

 

Infos
Lieu

Philharmonie de Paris
221 Avenue Jean Jaurès,
75019

M° : Porte de Pantin

Horaires

Samedi 14 janvier à partir de 20h30

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