7 bars d’hôtels pour boire un verre à Paris

Voilà quelques années que les hôtels parisiens rivalisent de créativité pour nous attirer dans leur lobby. En quelques années, certains d’entre eux sont même devenus bien plus que des points de chute pour les touristes. Voici quelques uns de nos bars d’hôtels préférés.

Le Sape bar du 25 Hours

Sape bar / 25hours bars d'hôtels

Situé au premier étage du multiculturel hôtel 25hours, le Sape bar rend hommage au quartier dans lequel il s’inscrit. Coussins en wax, bar orné de mosaïque couleur bronze, t-shirts Maison Château Rouge sous verre, œuvres d’art congolaises…La déco rend hommage aux Sapeurs africains du 10ème arrondissement. Une leçon de style qui l’on observe dans les moindres détails et bien sûr dans les verres. Parmi les breuvages à siroter : Pineapple express inspiré par le Dirty Dick (le temple du cocktail à Pigalle) à base de rhum et de purée de fruits de la passion. Ou encore Sylvain Smash composé avec du rhum agricole, de la menthe et du sucre de canne. Les prix n’ont pas échappé à la gentrification mais restent plutôt abordables pour un bar d’hôtel de cette qualité, à partir de 12 euros.

Sape bar – 25 hours 
12 Boulevard de Denain, 10e

Le 1802 du Monte Cristo

Bar 1802 bars d'hôtels
© Agence SKISS

De larges banquettes, des fauteuils à franges bleu-gris, des insectes sous verre… Le premier bar à rhum de Paris cultive des petits airs de cabinet de curiosités. Logé dans le très bel hôtel Monte Christo signé par le duo de décoratrices Pauline D’Hoop et Delphine Sauvaget, le bar insuffle une atmosphère digne de son héritage, un esprit XIXe siècle revisité avec les standards du confort actuel. Installés dans son îlot encerclé par de nombreuses bouteilles de rhum, Adrian, le chef barman concocte des classiques du genre version rhum. Le old fashionned avec du Santa Teresa 1796, un daïquiri élaboré à partir de bacardi carta blanca, un negroni fait de Mount Gay Black barrel… Au menu, des rhums millésimés et arrangés. Idéal pour replonger dans la biographie d’Alexandre Dumas.

Le 1802 du Monte Cristo
20-22 rue Pascal, 5e 

Le Josephine au Lutetia

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© Joséphine Bar / Le Lutetia

 

On a beaucoup écrit sur le Lutetia. Il faut dire que l’hôtel du boulevard Raspail a eu plusieurs vies. Réquisitionné par les nazis en 1940, il a logé les déportés à leur retour en France. Après quatre ans de travaux, ce mythe de la Rive gauche a enfin rouvert fin 2018. Rebaptisé Le Joséphine, l’ancienne salle du petit-déjeuner accueille désormais le bar de l’hôtel. Attention, l’endroit est chic : on y va pour marquer le coup, pour fêter un contrat juteux ou faire de l’effet à son date. Derrière un bar étiré sur 10 mètres de long, on retrouve le chef barman Nicola Battafarano et ses créations : le Rive gauche avec de la liqueur St-Germain et de la vodka ou encore l’Herbalist à base de gin, de rye whisky et de Dolin… 26 euros le cocktail tout de même, mais servi avec les meilleures olives que l’on ait jamais dégustées !

Joséphine bar – Le Lutetia
45 boulevard Raspail, 6e

L’Herbarium à l’Hôtel National des Arts et Métiers

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© DR

Et si on choisissait son cocktail comme un parfum ? C’est en tout cas le pari de lu mixologue Oscar Quagliarini. C’est au creux de l’Hôtel des Arts et métiers dans un écrin clair-obscur que l’on savoure ses créations. Des élixirs qui font rougir les mojitos au sirop de menthe. Pour nous ce soir-là, ce sera l’occasion d’une promenade dans un sous-bois après l’orage. Dans notre verre : La Forêt du lac, un breuvage servi on the rocks et réalisé avec du gin, du santal blanc et du pin sylvestre. On aura envie de s’en faire une bougie d’ambiance tellement la fragrance est duveteuse et fine. Puis on trempe ses papilles dans le SUD SUD, autre cocktail proposé à la carte et infusé dans dans un grand verre à martini Spiegelau.

En note de tête : du cognac, une pincée de confiture poire et bergamotte, du jus de citron vert et de la mousse de liqueur de clémentine. Si jamais vous êtes d’humeur aventurière ; demandez au barman de vous réaliser un cocktail sur-mesure en fonction d’une senteur.

Herbarium
243 Rue Saint-Martin, 3

The Shed à l’hôtel des Grands Boulevards

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© Karel Balas

Soufflez, vous êtes dans une des adresses de l’Experimental group : les cocktails seront forcément bons, ingénieux et élaborés. Situé sur le toit de l’hôtel des Grands Boulevards, ce rooftop-bar offre une vue plongeante sur le restaurant, situé quelques mètres plus bas. Confortablement assis sur les jolies banquettes du bar, on commande un b (sherry blend, coulis de fraise au Xérès, verjus et Peychaud’s bitter) en finissant par la cerise qui chapeaute le cocktail. Vous ne comprenez pas tous les ingrédients énumérés dans la carte ? C’est normal, ici, on aime dénicher les petits jus qui font mouche.

Si vous êtes frileux ou que vous préférez vous nichez dans un gros fauteuil, misez plutôt sur The Shell, le bar au rez-de-chaussée de l’hôtel. Les breuvages y sont tout aussi réussi, mais les places sont chères !

Le Shed
Rooftop de l’hôtel Grands Boulevards
17 Boulevard Poissonnière, 2e

 

Jacques dans le Hoxton

Jacques bar bars d'hôtels
© EP

Si le restaurant et l’entrée du Hoxton sont devenus une sorte de QG pour les Parisiens, on connaît moins son bar-speakeasy perché au premier étage de l’hôtel. Le Jacques impressionne d’abord par sa déco composée de poufs en velours rose, d’un superbe parquet en bois et d’un papier peint fleuri. Un environnement cosy façon salon de thé anglais dans lequel on savoure des breuvages inspirés par l’artiste Jacques Majorelle.  Une invitation au voyage depuis les canapés duveteux du Jacques bar.  Gin, amande, citron et fleur d’oranger pour le Postcard from Marrakech, whisky, vermouth infusé au foin et cynar pour Paps of Jura… Comptez entre 13 et 25 euros le cocktail.

Jacques Bar – Hoxton
30-32 rue du Sentier, 2e

La Mezcaleria au 1K

© La Mezcalaria - Bar Clandestino bars d'hôtels
© La Mezcalaria – Bar Clandestino
Bienvenue à Oaxaca ! La Mezcaleria porte bien son nom de bar clandestino. Niché au fond de l’hôtel, il faut la première fois demander son chemin pour accéder à la petite porte qui mène au bar. Arrivée sur place, un autre monde s’ouvre à nous. Sous une immense croix lumineuse, on trinque au mezcal, une eau-de-vie d’agave qui coule à flots au Mexique. Dans ce speakeasy unique à Paris, les différentes variétés sont importées par David Migueres et proviennent de productions artisanales. Ne cherchez pas à le diluer dans l’eau gazeuse ou le jus de citron, ce breuvage flamboyant se sirote pur et en douceur, à 45° degrés minimum.

La Mezcaleria dans l’hôtel 1K
13 boulevard du Temple, 3e