Baton Rouge

Nouveau à Pigalle, Baton Rouge fait penser à la Louisiane, comme son nom le suggère. Derrière le comptoir, barmen et barmaid secouent le shaker en tablier de jean et bretelles rouges, au bon son du blues et d’une ambiance vaudoue étonnante.

Un mix entre Le Projet Blair Witch, Tom Sawyer et les racines indiennes de Baton Rouge, très bien ficelé avec attrape-cœurs, vampirellas, matrioshkas effrayantes et totems à têtes de mort. À l’origine du lieu, deux experts en mixologie, Julien Escot (le Papa Doble à Montpellier) et Joseph Biolatto (Apicius et le regretté Forum), bien associés ici, revisitent les recettes classiques de la Nouvelle-Orléans.

Ils ajoutent quelques potions étrangement envoûtantes – le Lait de pélican à base de Bourbon, de sirop d’érable, jaune d’œuf et noix de muscade est à se damner –, de l’absinthe pour exciter son petit monde – à goûter, le Baton Rouge à base de cognac, guignolet, absinthe et champagne –, et accompagnent le tout d’une carte de snacks à bon prix (à partir de 8 €), avec sandwich qui régale (le po’ boy) et sundae vanille qui cale.

Précis dans les détails – du crochet pour attacher son sac au choix de la verrerie, en passant par l’addition présentée dans les meilleures formes –, juste dans les manières, le Bâton-Rouge réussit parfaitement son entrée. Conseil pour la jouer pro : les coques des cacahuètes se jettent ici par-dessus la tête, tradition de la maison décontractant son petit monde.

Photo : Joseph Biolatto

 

Quelle ambiance ?

Très décontractée : les coques des cacahuètes se jettent ici par-dessus l’épaule.

Pourquoi on y va ?

On aime les bons cocktails et l’ambiance vaudoue étonnante au bon son du blues.

Pour qui ?

L’endroit parfait pour lâcher prise après une journée ou une semaine de travail.