Brûlé, à feu doux !

Après Coquette, la brasserie non-stop du W Hotel posée au rez-de-chaussée, l’ancien restaurant à tapas du dessus s’est transformé en bar. Nom de code : Brûlé.

Plutôt risqué tant l’hôtel s’était mis à dos un paquet de critiques à son arrivée, voire suicidaire en envoyant pour l’ouverture du bar de vraies boîtes d’allumettes en guise d’invitation. Si personne n’y met encore le feu, le Brûlé s’en sort plutôt bien. Nouvelle entrée, monumentale, côté rue. Dans l’escalier, du rouge sang et du phosphorescent, et sur les murs le bel ouvrage du street artist Echo.

Situé au premier étage, le bar s’est couvert de cendres. Un peu sage, mais bien réveillé par les fresques de Yué-Wu. Une belle signature pour l’hôtel, le garçon rejouant sur une grande fresque tout l’esprit mondain parisien des Années folles aux années Palace, mélangeant chapeaux melon et colliers de perles, invitant dans le même décor Castafiore, Kiki de Montparnasse, Boy George ou Tekilatex. Pour un verre, préférer les banquettes aux cages, avec pin-up volantes dans le décor, et à la carte, un bon parti pris : le whisky. L’affaire d’Émeric Aguilar, chef barman formé au swing drinking de London, et qui dégaine ici une série de cocktails cultes – Penicillin, French Maid, Honey, Réglisse – et quelques tours de magie sortis de sa cloche.

Ouvert du jeudi au samedi, le Brûlé s’assure pour trois soirs une vraie programmation musicale, le New-Yorkais Karl Illustrious One prenant les commandes : sons hip hop et r’n’b le jeudi, dose d’électro en plus le vendredi et nu-disco le samedi. Dans la cabine de DJ, on retrouve Karl certains soirs, et ses invités, la Londonienne Siobhan Bell, annoncée parmi les réguliers, ou le duo Wycasaya, aux sons électro tribaux. Un bon casting qui mérite d’y passer en soirée, d’autant que des concerts dopent l’ambiance certains soirs.

(c) W Hotel

 

Quelle ambiance ?

Hip Hop, soul et électro.

Pourquoi on y va ?

Pour animer ses fins de semaine.

Pour qui ?

Les parisiens noctambules.