La Paris Cocktail Week débarque dans 50 bars parisiens

Quel est le point commun entre le Bisou, Monsieur Antoine et The Shell ? Ce sont des bars ! Oui ! Et quoi d’autre ? Du 18 au 26 janvier, ils participent tous les trois à la 5e édition du Paris Cocktail Week. Speakeasy, spot de quartier ou bar d’hôtel jouent du shaker pour démocratiser ensemble l’art subtil de la mixologie. 

 

Moktail versus Spirit-free

Boisson du bar Juste présentée lors de la paris cocktail week
Les justes / Saint James

 

Une fois n’est pas coutume, cette année ce ne sera pas l’alcool qui sera à l’honneur de la Paris Cocktail Week, mais bien son absence ! Vous pourrez donc tout à fait respecter votre vœux de dryjanuary tout en profitant de la Paris Coktail Week. La vie est belle. Oubliez le mot mocktail, jugé péjoratif. Aujourd’hui, on parle plus volontiers de Spirit-free. Il faut dire qu’en France, le mocktail apparaît toujours comme un choix par défaut. On y sirote des boissons incomplètes, des cocktails « sans » : virgin mojito sans rhum, tequila sunrise sans tequila, caïpirinha sans cachaça. De pâles copies d’élixirs ultra populaires. Car il faut bien l’avouer, rares sont les lieux qui proposent aujourd’hui des cocktails originaux sans alcool, des breuvages imaginés avec autant de créativité que leurs copains alcoolisés.

« Je trouve qu’on est hyper en retard sur ce sujet, c’est fou. Le Spirit-free a été perçu pendant trop longtemps comme une punition alors que ça devrait être normal. Logique. Inclusif. » explique Margot Lecarpentier,  co-propriétaire du bar Combat.

Qui n’a jamais expérimenté le sourcil relevé du barman, lorsqu’accoudé au bar, vous demandez un jus ou un cocktail sans alcool ? Alors que l’offre de cocktails est souvent pléthorique, celle des Spirit-free se cantonne souvent à deux voire trois choix.

 

Le Spirit-free en pleine explosion

Boisson du bar Meizan présentée lors de la paris cocktail week
Mezan / Joia

 

Pourtant, comme tout produit de consommation, le cocktail évolue avec la société. Puisque de plus en plus d’individus surveillent leur consommation (gluten, sucre, alcool), il semble logique que les Spirit-free apparaissent décemment sur les cartes des bars.  En octobre 2018, le Spirit-free et low alcohol représentaient 18% du chiffre d’affaires des bars interrogés par une enquête de terrain Liquid Liquid. Et cela, auprès des 50 bars à cocktails parisiens.

Réinventé, le Spirit-free n’est plus ce mélange approximatif de jus. Au contraire, il questionne le savoir-faire et l’imagination de son concepteur mixologue. « L’approche créative est assez différente. L’alcool est un ingrédient puissant, dominant. Dans un cocktail sans alcool, on va rechercher la surprise gustative, un goût déroutant, le résultat doit être noble » poursuit Margot Lecarpentier. Chez Combat, où elle officie derrière le comptoir, les Spirit-free sont confectionnés avec du sirop à base d’acide végétal, de jus d’agrumes, d’eau gazeuse ou encore de vinaigre. Ils ne font pas d’ombre aux verres gorgés d’absinthe ou de vermouth.

 

Où profiter de la Paris Cocktail Week ? Nos 5 bars préférés

 

Boisson Tiger présentée lors de la paris cocktail week
Tiger / Bombay

 

Combat – 63 rue de Belleville, 20e
The Shed – 17 boulevard Poissonnière, 2e
Le Syndicat – 51 rue du Faubourg Saint-Denis, 10e
Bâton rouge – 62 rue Notre-Dame de Lorette, 9e
Le Castor club – 14 rue Hautefeuille, 6e

 

Paris Cocktail Week
Du 18 au 26 janvier 2019
Retrouvez la liste des bars participants sur le site de la Paris Cocktail Week