5 endroits pour vivre la Provence à Paris

Pas besoin de huit heures de route pour décoller jusqu’en Provence. Le Sud se ressent même à Paris. La preuve avec cinq lieux emblématiques, entre restos et bars, pastis et pétanque.

 

Le pastis chez Janou

intérieur du restaurant chez Janou
© Chez Janou – source : facebook

 

On ne pourra pas accuser ce bar-là d’être trop parisianiste. Car c’est pas moins de 80 pastis différents que l’on vous propose Chez Janou. Par-delà ce caractéristique goût d’anis qui titille la langue, l’éventail des parfums proposés confine au vertige : pastis à la réglisse, à la violette, aux épices, à l’absinthe. On voyage même par-delà Marseille en portant à nos lèvres les dépaysants Ouzo (le pastis grec), Raki (le pastis turque) et autres Dami (le pastis Corse). Une carte qui suscite le respect pour ce coin de garrigue au cœur de Paris.

Chez Janou
2 rue Roger Verlomme, 3e

 

L’huile d’olive de la Maison Bremond

devanture de la boutique provencale Maison Bremond
© Maison Bremond – source : Facebook

 

Maison Bermond, ou quand Paris enlace Marseille par l’épicerie fine, à grand renfort de tapenades, d’huiles d’olive et de terrines au pastis. Surtout, la boutique nous fait goûter à l’un des grands classiques de la culture marseillaise : les navettes à la fleur d’oranger, pâtisseries provençales à la forme caractéristique de barques – idéal pour s’embarquer tout droit vers le Sud. Une délectable mise en bouche aux nuances citronnées.

Maison Bremond
7 rue Sainte croix de la bretonnerie

 

La pétanque chez Bouboule

Piste de pétanque dans le bar Chez Bouboule
© Chez Bouboule

 

Sous ce nom pittoresque aux entournures familières se cache un concept tout à fait singulier, étendu de Pigalle à Oberkampf en passant par Montorgueil : un bar à pétanque. Tirer et pointer entre deux pintes ou deux ballons de vin, rien de plus simple dans ce cadre rustique aux murs de pierre, oscillant entre traditions bien établies et bon plan du week-end pour jeunes branchés. Ici, avertissement aux fadas, « ça braille et ça se tape dans le dos« , dixit le site. Si le soleil n’est pas toujours aussi présent que sur le port de Marseille, on aime retrouver cette convivialité du jeu de boules typique dans l’urbanisme bobo un peu froid de Paname.

Chez Bouboule
26 avenue Jean Aicard, 11e

 

Les fruits de mer du restaurant Marius

Terrasse du restaurant de poissons Marius
© Marius

 

A lire l’enseigne, on se croirait déjà plongé dans un roman de Marcel Pagnol, à attendre les truculents César ou Ugolin. Niché dans le 16e arrondissement de Paris, ce restaurant de fruits de mer est une déclaration d’amour à la cuisine pleine de goûts du Vieux-Port Verrière : filet de rascasse, pommes de terre écrasées à l’aïoli, purées à l’huile d’olive. On se laissera volontiers tenter par l’un des chefs-d’oeuvre du patrimoine marseillais : la mythique « bouillabaisse du pêcheur« . Peuchère !

Marius
82 boulevard Murat, 16e

 

La cuisine provençale de Le Bastide d’Opio

Intérieur du restaurant Le Bastide d'Opio
© Le Bastide d’Opio

 

Le Bastide d’Opio vous propose une cuisine provençale respectueuse des goûts et effluves du Sud. Ici, l’huile d’olive vient contester l’hégémonie du beurre dans nos assiettes. Herbes et poissons s’épousent dans un mélange éclatant des saveurs – gambas à l’anis vert, coriandre fraîche, croustillant de gambas, tomates confites. Pour ceux qui associeraient la Provence aux siestes réparatrices, direction le  ZZZen, bar à sieste idéal pour s’évader en roupillant. Ne manquent plus que les odeurs de lavande ou de bougainvilliers et le bruit apaisant des grillons – que, dit-on, l’on entendrait l’été dans le métro, si l’on tend bien l’oreille…

La Bastide d’Opio
9 rue Guisarde, 6e