Le Lavomatic joue à cache-cache

On n’en finit plus de voir éclore aux quatre coins de la capitale des speakeasy, ces établissements inspirés des bars clandestins américains très répandus durant la prohibition. Bon, force est de constater que nous ne sommes pas à Chicago dans les années 20 et que la vente d’alcool ne passe plus par les mains du crime organisé, alors pour le frisson de la clandestinité on repassera.

Reste en revanche le plaisir de découvrir, planqué au cœur d’une laverie automatique lambda, un lieu singulier à l’abri des regards. Pour cela, il faut emprunter une porte dérobée et grimper à l’étage. Là-haut, surprise : on pénètre dans un petit appartement coquet au mobilier hétéroclite avec tapis pop, balançoires et poufs en forme de baril de lessive vintage. « On aime ce contraste entre le côté blanc et froid, quasi clinique, de la laverie et l’intérieur très chaud et cosy de l’étage », explique d’emblée Tacos, l’un des trois associés fondateurs. Tous trois issus du monde de la restauration et de l’événementiel, le Lavomatic est une sorte d’aboutissement pour eux, « une façon de combiner les talents et les envies de chacun pour faire vivre un bar caché qui ne soit ni snob ni mainstream avec une carte exigeante de cocktails, vins et petit plats ».

(C) Vgroupe

Côté mixologie, la barmaid aussi habile que créative qui s’agite derrière le comptoir nous dévoile quelques spécialités bien senties comme le Basilic Instinct (concombre, basilic, blanc d’œuf, fleur de sureau, Gin…) ou le White Norway (fromage frais, vodka infusée au saumon fumé, whisky, œuf de truite…). S’ajoute à cela une sélection de spiritueux, bières artisanales et vins naturels ainsi que des petites assiettes comme cet alléchant filet mignon caramélisé à la grenade et au raisin rouge. On y retournera dès qu’on aura une machine à faire, histoire de goûter à d’autres breuvages et plats sophistiqués et de voir le lieu, encore en version « work in progress », affiner son concept – outre le fumoir aménagé en jardin d’hiver, les tauliers prévoient d’installer une porte de séchoir géante en guise d’entrée principale. Vite, du linge sale !

 

Quelle ambiance ?

Merveilleusement insolite, branchée et barrée.

Pourquoi on y va ?

Pour goûter breuvages et plats sophistiqués.

Pour qui ?

On y va dès qu’on aura une machine à faire ou entre potes curieux.