Le Paris des Expats : Elisa, 24 ans, venue du Venezuela

Bienvenue dans le Paris d’Elisa, débarquée du Venezuela il y a 5 ans pour ses études. Entre cours de jazz au conservatoire et lettres modernes à la fac, elle mène une vie de vraie parisienne. Mais quand surgit le mal du pays, elle connaît le remède à la nostalgie : déguster un arepa, danser sur de la salsa et boire des jus de fruits exotiques. Et pour ça, elle a des adresses bien précises. On vous emmène ?

Bululu Arepera

©Bululu Arepera

 

Cette cantine de poche est exclusivement consacrée aux arepas, des galettes de farine de maïs, servies en sandwich avec de la viande de porc ou de bœuf, des tomates, des haricots rouges, du fromage de chèvre. C’est LE plat typique vénézuélien. « Chez Bululu Arepera, ils sont vraiment comme à Caracas… Il faut dire que presque tous les produits sont exportés du Venezuela », précise Elisa. Un vrai repère de Vénézuéliens, qui fait aussi traiteur et épicerie.

Bululu Arepera
20 Rue de la Fontaine du But, 18e
Arepa 8€ / Formule avec soupe 10€
12h – 16h lundi et mardi, 12h – 23h du mercredi au dimanche

Aji Dulce

©Bululu Arepera

 

Ce petit restaurant coloré mise sur l’ambiance street food vénézuélienne, avec des arepas fourrés à la viande (poulet effiloché, bavette…) ou version veggie (haricots rouges, avocats…), avec en option un accompagnement chips de banane plantain ou de manioc. Le premier dimanche de chaque mois, les cuisiniers organisent un brunch pour faire découvrir d’autres plats, comme les cachapas (une épaisse galette de maïs, souvent fourrée au fromage). Les restaurateurs ont aussi un food truck itinérant à retrouver aux quatre coins de Paris et en banlieue.

Aji Dulce
2 place Albert Cohen, 15e
Arepa 8,5€ – 9,5€ / Formule 11 – 12€
Du mardi au vendredi 11h 30 – 14h 30 et 19h – 22h
Samedi 19h – 22h
Fermé le dimanche et le lundi

Mi Ranchito

©Mi Ranchito

 

Elisa aime aussi se rendre dans des restaurants colombiens, dont la cuisine ressemble beaucoup à celle du Venezuela. Son préféré : Mi Ranchito, un petit bout de Medellin dans le 9e arrondissement de Paris. Les plats, très consistants et savoureux, associent viandes, haricots rouges, guacamole, manioc… À tester, les empanadas dans leur version colombienne, ces petits chaussons à base de farine de maïs fourrés à la viande ou aux légumes et frits. Et pour se désaltérer, on a un large choix de jus de fruits exotiques frais, comme en Amérique latine.

Mi Ranchito

35 Rue de Montholon, 9e
Plats 16 – 25€ / Menu midi plat + dessert 14€
Ouvert tous les jours 12h – 15h et 19h – minuit
Service continu de midi à minuit le week-end

Club latino : la Peña

©La Peña

 

Comment parler du Venezuela sans évoquer la danse ? Pour retrouver l’ambiance collée-serrée des clubs de Caracas à Paris, Elisa va s’encanailler à la Peña. Dans cette minuscule boîte du quartier de Saint-Germain-des-Près, les DJs passent de la salsa, mais aussi de la cumbia et du reggaeton – et il fait très très chaud. « C’est le repère des latinos à Paris : tu entres, tu as tout de suite l’impression d’être ailleurs. Les gens viennent de partout en Amérique du Sud. », s’enthousiasme Elisa.

La Peña
3 Passage Petite Boucherie, 6e
Ouvert de 23h à 5h du matin, du mercredi au dimanche

Club de jazz : Le 38 Riv

©Le 38 Riv

 

Amoureuse de jazz, Elisa aime aller se faire la voix dans les jams parisiennes. Sa préférée, c’est le 38 Riv, une cave voûtée du XIIe siècle à l’ambiance feutrée. Au programme : concerts de qualité tous les soirs, jams le vendredi et le lundi. La soirée de prédilection de notre Vénézuélienne, c’est le samedi, consacrée chaque semaine à des musiciens latinos. L’occasion de se trémousser tranquillement sur de la bonne musique live.

Le 38 Riv
38 Rue de Rivoli, 4e
Ouvert dès 20h du lundi au jeudi, à 20h30 le vendredi et le samedi, à 16h30 le dimanche
Pour les jams, entrée libre avec première consommation majorée de 2€
Concerts entre 15 et 22€