Le Pas de Loup, plein d’arguments

Après l’arrivée en fanfare du Clown Bar, resto à tapas faisant salle comble tous les soirs, le quartier du Cirque d’hiver voit débouler, à la place d’un ancien comptoir à chichas, un nouveau bar à cocktails. Une ouverture attendue par tout le milieu.

Car aux commandes, rien que du beau monde. La jolie Amanda d’abord, Américano-Québécoise originaire du Minnesota, ancienne cogérante de la Candelaria, associée ici aux frères Landais (ex-Candelaria et ex-Experimental Cocktail Club) et à Julien Fouin, ancien patron du magazine Régal et créateur de Jaja et Glou. Sous la façade noire, une “terrassette”, d’abord, où s’agglutinent les têtes connues du quartier, Alexandre Mattiussi (AMI) parmi les premiers venus, puis deux bars, le premier à boire, l’autre, à manger.

Côté déco, pas de grande fantaisie : la touche berlino-scandinave dans l’esprit, du vert amande aux murs et un mélange de briques, de fourrures et d’osier demandant à être réchauffé. Pour déguster, on se cale au comptoir du fond, lumière tamisée et étagères en cuivre bien trouvées, et dans le shaker d’Amanda une série de cocktails à rendre jaloux tout Paris. La carte propose une large palette : du salé frais sorti du marché avec le Bloody Céleri, de l’infusé à l’estragon (le Dis Donc), et quelques pépites à descendre comme du petit lait, dont le meilleur exemple est sans doute le Sangrael, mix de gin, sirop de vin, miel, épices, citronnelle et marasquin. Aux cocktails de pointe, les patrons ajoutent les “pairings” (à partir de 7 €) : des bouchées pensées en fonction du jus (le mix bleu d’Auvergne, poire pochée à l’anis, et sa tequila à l’eau de vie de poire en best-seller), le chef du Jaja donnant le “la” en cuisine. Sons hip hop, rap ou jazz dans les oreilles, foule sympatoche et petit salon de chasse à l’étage, bien vu pour bécoter, sont autant d’arguments supplémentaires.

Photo Sarah Galvan

 

Quelle ambiance ?

Berlino-scandinave.

Pourquoi on y va ?

Prendre un bon cocktail.

Pour qui ?

Les fans de cocktails.