Le Syndicat, des cocktails haute couture

Le ton street du Faubourg est là, dans les affiches de concerts recouvrant l’entrée d’un bar à cocktails parti pour durer.

À l’origine, quatre associés, la trentaine à peine : deux anciens d’écoles de commerce et un avocat acoquinés à l’un des meilleurs barmen de Paris, Sullivan Doh. Sacré au Sherry-Butt, le garçon de 27 ans affiche un CV bien fourni. Formé chez Ferrandi, passé par Sydney (bar l’Eau-de-vie), le bar de l’Edouard VII et l’Experimental Cocktail Club, il s’associe à la bande avec comme intention commune « organiser la défense du patrimoine des spiritueux français que s’arrachent depuis des années rappeurs américains ou milliardaires chinois ». Évitant la corde franchouillarde et patriote, leur Syndicat s’adapte aux lieux, se taillant un look underground dehors, étincelant dedans. Déjà vu au PNY, le resto à burgers d’en face, le duo des Cut Architectes signe une ambiance chicissime au décor tout gaufré d’or, sort quelques belles matières créatives (à voir, le plafond en liège et murs perforés) et des jeux de lumières parfaitement tamisés en soirée. Pour voir shaker le maître, filer au comptoir tout en miroirs, piquer une table juste en face, ou sinon commander, en bande, dans le tripot chic du fond. Sur quelques pépites de soul et de hip hop, de Lauryn Hill à NTM, le Syndicat sert des cocktails haute couture, s’amusant des textures, jus et sirops faits maison. Il ressuscite les vieux alcools français – l’Izarra du Pays basque, le whisky des Alpes, le genièvre des Flandres, les meilleurs armagnacs, eaux de vie ou cognacs – réarrangeant les grands classiques du cocktail à la sauce frenchy. Courte mais efficace, la carte des créations maison donne envie de rester une bonne partie de la nuit…

www.syndicatcocktailclub.com

 

Quelle ambiance ?

Bar secret.

Pourquoi on y va ?

Les cocktails originaux.

Pour qui ?

Les défenseurs des spiritueux français.