Local, écolo, avec ou sans alcool : le cocktail se réinvente à la Paris Cocktail Week

Du 24 janvier au 1er février prochain, la Paris Cocktail Week s’offre une nouvelle édition. Avec ou sans alcool mais toujours locales et écolos, les créations méritent que l’on sillonne Paris de bout en bout pour toutes les déguster. Et même si vous avez relevé le défi de Dry January, pas d’excuse : il y en aura pour tous les goûts. 

50 bars parisiens participent à la Paris Cocktail Week

Pour sa 6e édition, la Paris Cocktail week se tiendra du 24 janvier au 1er février et mettra à l’honneur les cocktails sans alcool (spirit-free en anglais). Elle se tiendra dans 50 bars qui font vibrer la scène parisienne. Pas besoin de pass pour boire à prix doux, les créations Paris Cocktail Week seront à -30% de 18h à 22h tous les jours, soit des cocktails ou des mocktails entre 6 et 13€. À cette occasion, Nicolas Julhès – cofondateur de la Distillerie de Paris – a créé un spirit-free en bouteille, à découvrir dans tous les bars participants.

“Le spirit-free c’est l’idée d’un spiritueux, sans alcool. L’émotion sans l’ivresse. Mais avec la complexité aromatique. Et avec l’esprit de la fête. Un autre possible !”

Nicolas Juhles

L’émotion, sans l’ivresse, voilà la promesse des cocktails sans alcool. Une bonne nouvelle quand on sait que les millenials consomment moins d’alcool que les générations précédentes. Outre les cocktails à prix réduit, la PCW sera aussi l’occasion d’assister à de nombreuses conférences et des masterclasses. Nicolas Munoz (Bisou, Divine) dévoilera les secrets des cocktails zéro déchet, à mettre en pratique chez soi. Le 25 janvier au Castor Club, on scrutera le rhum à la loupe en parlant vieillissement, réduction et impact des provenances, avec dégustation à la clé. Autre date à retenir : le Dirty Dick vous apprendra à maîtriser l’art du cocktail le temps d’un cours d’1h30 les 27, 28 et 29 janvier.

Les cocktails qu’on vous conseille

Chez The Cambridge Public House :

Fondé par trois amis – un Anglais et deux Bretons -, ce nouveau bar du haut-Marais aux airs de pub britannique rafle déjà tous les honneurs. Parquet acajou, peintures bucoliques et banquettes en cuir vert reprennent les codes des rades d’outre-Manche. Dans l’assiette, des pies authentiques, un rôti le dimanche et même des fromages venus de Grande-Bretagne. Et dans les verres, des bières artisanales ainsi que des spiritueux infusés ou sans alcool.

Avec alcool : The Everlasting winter (10€), doux et fruité et composé de vodka Belvedere Lake Bartezek, de courge, de thé vert et de triple sec.

Sans alcool : Cruel Intention (6€), acide et herbacé, spirit of Paris boisé stimulant, sarrasin et miel, citron, aquafaba.

The Cambridge Public House
8, rue de Poitou, 3e

Chez Divine

Après le succès du bar à cocktails rose bonbon Bisou (11e), Nicolas Munoz a inauguré Divine dans le quartier de Poissonnière. Boule à facettes, murs brut, et banquette disco annoncent la couleur : ici, on vient pour faire la fête. Notre conseil ? Optez pour les nachos au cheddar fumé et guacamole à marier avec le cocktail de la Paris Cocktail week. 

Avec alcool : Sencilla (9€), pétillant et amer, rhum Bacardi Carta Blanca, apéritif amer, cidre.

Bar Divine,
61, rue de Hauteville, 10e

Chez Serpent à Plume

Serpent à plume, dans la culture aztèque, est une divinité qui prend la forme d’un serpent à sonnettes recouvert de plumes vertes. Une créature hybride donc, dont le nom colle à la peau de ce café-librairie-bar-à-cocktails qui a fait son trou place des Vosges. Le décor kitscho-chic, avec ses canapés 70’s qui ondulent et ses portraits un poil effrayants, vaut le détour à lui seul. La journée, on vient siroter l’incontournable café Lomi et les cookies moelleux au sésame de l’Américaine Jean Hwang Carrant. Le soir, on s’envoie des cocktails à la pelle dont celui de la PCW.

Avec alcool : Keep it in the Circus (13€), fort et amer, Nikka Coffey Vodka infusé au gomasio, sirop de genmaicha et de quinine, sherry dry, solution citrique, electric bitter.

Serpent à Plume
24, place des Vosges, 3e

Chez Takaramono

Takaramono veut dire « mon trésor » en japonais. Et on la chérit cette pépite au vrai goût d’exclusivité. Dans le bar aux couleurs acidulés, Alexandre Arnal envoie des assiettes nippo-camarguaises de haute volée. Côté boissons, le saké se marie avec brio à des spiritueux occidentaux.

Avec alcool : Minuit (10€), doux et acide, Tennessee Whisky Jack Daniel’s Gentleman Jack, sirop de butternut et gingembre, cordial citron et miel, eau de pois chiche, jus de pomme.

Sans alcool : Smoke et honey (6,5€), spirit of Paris boisé stimulant, jus de cranberry, verjus, cordial miel et gingembre.

Takaramono,
3, rue de la Fidélité, 10e

Chez Combat

Comme une récompense à l’escalade de la rue Belleville se dresse fièrement un bar à cocktails, petit mais costaud. Tenu par trois reines du shaker, Combat ne donne jamais le sentiment de déjà-bu et change sa carte régulièrement.

Avec alcool : Resident Belleville (8€), fruité et exotique, Nikka Coffey gin, vermouth sec, jus de litchi, verjus, sirop tonic, nuoc mam, eau gazeuse, bitter aromatique.

Combat
63, rue de Belleville, 19e

Paris Cocktail week,
du 24 janvier au 1er février dans 50 bars de Paris
Plus d’infos sur les bars participants