Monkey : A boire et à manger

L’adresse est mythique. Et fut, avant de devenir un bar à hôtesses, la planque à boire d’un certain Mesrine dans les années 70. C’est même là, dit-on, que le gangster aurait trouvé l’amour.

Un temps repris en bar à étudiants, l’ancien bar rouge vif s’est refait une tête (sans raser tous les souvenirs) et une nouvelle clientèle. Finis les pole-dance et cabines à filles, seule la fresque des Numphéades a été conservé, le reste revu et corrigé par le décorateur Christophe Beaugrand (pas l’animateur), tapissé de papiers-peints exotiques, fougères dans les motifs, habillé de velours bleu nuit ou or. Un vrai bar du soir, parfait en deuxième partie de soirée, animé par deux patrons potes – Anthony Faotto et David Janaud – proposant derrière leur beau comptoir en marbre des cocktails rappelant le bon vieux temps. Madame Claude en star, au whiskey, sirop d’orgeat, citron et menthe. Mata Hari version rhum, Chartreuse, citron vert et ginger ale. Et puis Natacha, Doris, Penelope… Si la faim vous vient, le restaurant fait salon et tient une carte de très recommandables tapas (le chef Frédéric Savigny, ancien second du Meurice, à l’ouvrage) misant sur le bon produit. Best-seller testé et approuvé : le Croq Monkey au Comté affiné, crème de truffe et jambon, suivi du San Daniele frais dans l’assiette, la série de pizzeta (Stracciatella en tête) en incontournable.

 

Quelle ambiance ?

Tapissé de papiers-peints exotiques, fougères dans les motifs, habillé de velours bleu nuit ou or.

Pourquoi on y va ?

On aime les bons cocktails que l’on peut assortir de tapas aux bons produits.

Pour qui ?

Parfait en deuxième partie de soirée.