Notre sélection des nouveaux bars à Paris en mars

Chaque mois, A Nous Paris scrute les nouvelles devantures des rues parisiennes pour être à l’affut de la moindre ouverture. Bar à vin, speakeasy et bar éphémère, notre sélection de mars des nouveaux bars à Paris appelle à la détente et à l’afterwork.

La Retraite : le bar à vin entre copains

© La Retraite

C’est loin de l’agitation du boulevard Magenta qu’Anastasia et Romi, deux passionnées de vin, ont décidé de monter La Retraite. Un bar à vin cosy et sans chichi où l’on se sent comme à la maison grâce à la fougue des deux femmes qui ont quitté leur boulot pour partir à leur Retraite… Une carte élaborée avec soin et originalité, à l’image de cette surprenante tireuse à vin nature (elles se fournissent auprès de l’agence Soif – implantée sur des événements musicaux). Les cuvées changent régulièrement. On se laisse tenter par le vin orange de Jean-Marc Dreyer (Alsace) : une macération de Gewürztraminer. Légèrement pétillant, assez léger, agréable en bouche. Tout comme la Cuvée Simplement Gamay, un rouge assez léger et fruité. Également à dispo, une belle carte des cocktails, des vins en pagaille (la Retraite fait aussi office de caviste) et des bières de la brasserie Toussaint.

Pour accompagner le tout, Anastasia et Romi passent aussi en cuisine et proposent des bons produits : fromages et charcuteries. Mais pas que – les mercredis soir, c’est huitres. On a quand même picoré un peu dans toute la carte. Coups de coeur pour le savoureux gouda truffé, la cecina de Léon – boeuf séché de Galice, la finesse du saucisson de porc noir de Calabre ou encore le Taleggio DOP, un fromage italien au lait cru de vache. Mais surtout la belle surprise : l’alheira, une saucisse portugaise composée de viandes marinées mélangées à de l’ail, du vin, piment, du pain et de l’huile d’olive. C’est sacrément costaud. Avec une ouverture prévue bientôt le midi, on veut bien partir à la retraite plus tôt.

La Retraite
55 rue des Vinaigriers, Paris 10è
Ouvert du mardi au mercredi de 18h à 23h et du jeudi au samedi de 18h à 1h

Mona Loa : le bar éphémère de la Défense

© Mona Loa

 

En raison de sa distance, les Parisiens délaissent – à tort – le quartier de La Défense. Car depuis peu, de nombreux bars et restaurants ont fait leur apparition. Et jusqu’à fin avril 2020, vous avez la possibilité de vous envoler en Polynésie avec Mona Loa, le tiki bar éphémère du restaurant Marco Marco. C’est sur la terrasse de l’espace Oxygen que s’est posée cette petite bulle intimiste – une quinzaine de places maximum – où’ l’on vient siroter de bons cocktails. Dans un cadre chaleureux, (fauteuil en rotin, sono reggae dub), cette bulle transparente nous offre une belle vue sur Paris et les grattes ciel. Pour se mettre dans l’ambiance, on opte pour le cocktail Mezcal Avocado Margarita à base de mezcal, Curacao, citron vert, agave et avocat. Ça y va très fort, avec une boisson crémeuse et assez épaisse, aux saveurs multiples. Le niveau est posé.

L’originalité est aussi de rigueur avec le Mona Loa proposé avec du CBD amnésia, l’un des agents relaxants que l’on trouve dans le cannabis. Mais ici, rien de nocif ! Il est marié avec un triple rhum, de la liqueur de pêche, sirop de fruit de la passion, orange sanguine et citron vert. À la clé : un résultat agréable. Pour un dépaysement plus prononcé vers la Polynésie, ne passez pas à côté des pizzas expérimentales cuisinées par Marco Marco à base d’huile de chanvre. L’association sucré / salé de la pizza Coco Loco (crème coco, mozzarella, gorgonzola, scamorza fumée, citron confit, poivre, coriandre) ravit nos papilles. Un voyage simple à trouver au bout de la ligne 1.

Mona Loa
Esplanade de la Défense, Puteaux
Ouvert du lundi au vendredi de 17h à 2h

Mobster Bar : pour se retrouver dans les années 1920

© Hugo Saadi

Depuis quelques années, le speakeasy s’est durablement implanté dans la capitale s’autorisant des ambiances plus ou moins décalées. Mais au Mobster Bar, on reste dans le classique et c’est ce qui fait tout son charme. Du côté de Filles du Calvaire, il faut donc chercher la porte d’entrée qui affiche un simple téléphone. Une fois dedans, on est transporté à l’époque de la Prohibition des années 1920 : lumières tamisées, jazz, style art déco. On se pose au bar, où officie Javier, l’un des frères Lozano à qui l’on doit également le Mobster Dinner. La carte des cocktails en impose, revisite les classiques et propose de nombreuses signatures.

Le Rhum Supreme (rhum, lillet blanc, sirop de fraise, grand mariner, sirop de vanille, zeste d’orange) nous met un bon coup de fouet, costaud en bouche et en alcool. L’équilibre est maîtrisé avec le Santa Rosa à base d’Angostura, de champagne chicha morada (un maïs violet péruvien), grand Marnier, carré de sucre, et infusion au mais rouge. La boisson est parfaite en bouche. Dernière petit plaisir avec le Dizzy Gillespsie (gin basilic, citron jaune, menthe, sirop de miel) aux saveurs florales. Pour les petites faims, quelques planches de fromages et charcuteries sont disponibles. Soirée intimiste réussie.

Mobster Bar
8 rue de Crussol, Paris 11è
Ouvert du mardi au jeudi de 19h à 1h et du vendredi au samedi de 19h à 2h