On a testé : la cérémonie du thé chez Suisen

Rappelez-vous, en juillet dernier, on vous invitait à découvrir La Maison Suisen. Un spa japonais imaginé par Sandra Kasparian comme un véritable ryokan (auberge traditionelle japonaise). Un endroit niché au cœur du Marais, et où l’on perd la notion du temps. Un aller-retour à Kyoto pour le coût d’un ticket de métro parisien. Cette fois-ci on ne vous emmène pas tester le shiatsu mais on vous raconte comment dans ce lieu magique, on boit le thé.

Il faut se libérer de ses chaussures et enfiler des chaussons moelleux pour pénétrer dans l’antre de Suisen. Laisser l’extérieur, son vacarme, son tumulte et céder au calme et à l’apaisement qui règne dans les lieux. L’art du thé est une science précise qui demande de la délicatesse  et de l’attention, Sandra, très à cheval sur ses principes japonais, procède avec cérémonie. Et parce qu’elle a conçu le lieu avec des matières biologiques, son thé l’est également.

C’est au Japon, près du mont Fuji, qu’elle a déniché son producteur. Alors que la production biologique n’est que de 7%, chez Suisen il est à 100% : Sencha, genmaicha, gyokuro.

Umami, la cinquième saveur

cérémonie du thé suisen
© EP

 

À chaque thé, sa manière d’être dégustée. Comme pour une cérémonie du thé traditionnelle, Sandra dispose avec conscience ses outils. La théière et les tasses en céramique sont réchauffées avant d’accueillir le thé, le premier que nous dégustons : le sencha. Un thé vert fort en vitamine C et réputé pour ses bienfaits détoxifiants.

« Préparer le thé, c’est s’offrir un temps calme, une parenthèse méditative et contemplative pendant lesquels nos cinq sens sont en éveil  » raconte la propriétaire des lieux. Rien dans la préparation n’est laissé au hasard ni pressé. Il faut laisser aux feuilles de thé le temps d’être infusées et à l’eau de chauffer à la bonne température. Pour le sencha, il faudra atteindre 70°C et infuser pendant une minute. Au fond du palais, après la dégustation, on laisse l’Umami  -la cinquième saveur japonaise- creuser son empreinte sur nos papilles.

Puis c’est au tour du gyokuro de faire son entrée en scène. Un thé vert composé de jeunes pousses, idéal pour la méditation et la concentration. Un breuvage noble et gonflé de chlorophylle qui laisse un doux parfum en bouche. On en prendrait bien un sachet pour les matins peu glorieux et les lendemains de soirée.

L’heure du matcha

matcha suisen
© EP

 

Après une douce dégustation, l’heure est venue d’observer la magie du matcha. Une fine poudre de thé vert moulu sur une pierre. La cérémonie du matcha est un art ancestral qui répond à un processus bien particulier. Il faut d’abord passer la poudre au tamis pour l’affiner au maximum et éviter les grumeaux. On verse ensuite une eau chauffée à 85°C et pendant une courte minute on fouette avec un chasen jusqu’à l’obtention d’une mousse duveteuse.

Parce que le matcha enveloppe la bouche d’une pellicule d’amertume, les Japonais le dégustent précédé ou suivi d’une douceur sucrée. Chez Sandra, c’est un macaron (bio, évidemment) au citron ou au matcha. La dégustation se finit donc sur une petite touche sucrée, mais l’umami reste en bouche pendant quelques très agréables minutes.

Une chose est sûre, après cette tasse de thé vert, vous serez prêt à affronter la ligne 13 !

 

Suisen, 7 Rue de Thorigny, 3e
Le thé y est servi avant et après un soin.


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