UC 61, une immersion parfaite

Vous ne rêvez pas. Un sous-marin vient de se poser rue de l’Arc de Triomphe. Pas la réplique exacte, mais un décor imitant l’UC61, navire allemand malchanceux, qui échoua en 1917 sur les côtes de Wissant (chez les Ch’tis).

À l’origine du concept, Éric Bulteau (La Conserverie, 37, rue du Sentier), qui jouait, gamin, sur la carcasse de l’engin (toujours en place), retape l’ex-25e Heure, bar à cocktails mort rapidement au combat, en sous-marin de la Première Guerre. Des effets de rouille et tôle grisée ou perforée, aux vieux manomètres poussiéreux, l’immersion est parfaite, la cabine du commandant de bord, au fond, constituant le meilleur spot. Au milieu, le bar tenu par une ancienne de Sciences Po, Anaïs Teulier (ex-Le Florian, à Lyon), sert, tous les soirs, et tard, une quinzaine de cocktails aux noms bien choisis (La Vie à deux, Simone de Beauvoir, L’Art de la guerre) et aux goûts rétro, créations aux huiles essentielles bio bien zen et bien arrangées. Passage conseillé dans les cales de l’UC 61, un fumoir enfin fréquentable. Une bibliothèque en fait, diffusant les mêmes sons soul, rock ou lounge qu’à l’étage, où les pièces de moteur de bateau sont recyclées en bibelots, et où les vieux bouquins trempés racontent les aventures de jeunes dames, le tout parfumé par l’aromathérapiste Jean-Charles Sommerard.

Photo Fabrice Bulteau

 

Quelle ambiance ?

Sous-marine.

Pourquoi on y va ?

Prendre un cocktail sous la mère.

Pour qui ?

Les fans de lieux atypiques.