Walrus, disquaire-bar

« De nos jours, une boutique qui ne propose que des disques n’a quasiment aucune chance de survivre. » Le propos de Julie David, fondatrice de Walrus, est on ne peut plus clair et lucide.

En dix-sept années de bons et loyaux services à la Fnac rayon musique, elle a été un témoin privilégié du déclin progressif d’une industrie autrefois florissante, et qui connaît aujourd’hui une crise sans précédent. Pas une raison cependant, pour cette mélomane avisée, d’abandonner la partie. « Faire autre chose que du disque permet de vendre du disque, d’où cette idée de magasin-café. D’autres disquaires ont pris une direction un peu similaire comme nos voisins de Nationale 7 qui font en plus de la brocante. » Une direction qui semble être la bonne puisque depuis son inauguration au printemps dernier, le Walrus a séduit aussi bien les riverains, qui passent prendre un espresso au comptoir en matinée ou siroter une bière entre amis après le boulot, que les amateurs d’indie rock venus faire leurs emplettes musicales.

Dans les bacs, beaucoup de vinyles, un peu de CD, des livres, du matériel audio, quelques tee-shirts, sacs ou affiches… On y écoute les albums de Marc Desse, Dorian Pimpernel, Sonic Youth, Elli & Jacno, Nick Drake ou Moodoïd. Côté déco, c’est sobre et élégant, rétro et moderne, avec quelques touches de fantaisie pop comme cet immense mur de flyers à l’entrée ou ces bornes d’écoute fardées en cabines téléphoniques 70’s. « Le but était d’éviter le côté élitiste du disquaire chez lequel on n’ose pas entrer, et de proposer au contraire un endroit convivial où les gens puissent rester et discuter, qu’ils soient passionnés de musique ou non », conclut Julie. Et pour animer encore un peu plus cet espace de 100 m2, des événements sont constamment programmés, du showcase à la release party en passant par la séance de dédicace ou le karaoké.

 

Quelle ambiance ?

La musique sous toutes ses formes.

Pourquoi on y va ?

Profiter du lieu unique qu’est Walrus.

Pour qui ?

Les fans de musique.

 

Photo Thomas Bobrowski