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15 concerts à voir aux 41e Rencontres Trans Musicales de Rennes

Dédiées à Philippe Pascal, fondateur du groupe rennais Marquis de Sade – qui s’y était produit lors de la première édition du festival en 1979 – ces 41e Rencontres Trans Musicales de Rennes seront placées sous le signe de l’émotion. Si la découverte reste le maître mot, le retour cette année aux Trans d’artistes découverts grâce à elles est un joli clin d’œil aux choix de leur emblématique programmateur, Jean-Louis Brossard. Petit tour d’horizon des 15 concerts qu’on ne manquera sous aucun prétexte cette année. 

 

Acid Arab

Ils avaient fait la (mémorable) clôture du festival en 2013 et reviennent cette année présenter leur nouvel album Jdid en avant-première française au public des Trans. Pour faire danser la foule déjà acquise à leur mélange d’électro et de musiques arabes (raï en tête), ils seront accompagnés au chant de Sofiane Saidi, Cem Yıldız ainsi que des Filles de Illighadad. Grand moment de fête en perspective.

Samedi 7 décembre – Hall 9

Los Bitchos

Formé des deux uruguayennes Carolina Faruolo et Agustina Ruiz, ainsi que de l’australienne Serra Petale, Los Bitchos est un trio de rock instrumental aux influences psyché, dont on n’a pas fini d’entendre parler.  Réunies autour de leur passion pour la cumbia, c’est leur militantisme qui les a définitivement soudées. Enthousiasmant.

Vendredi 6 décembre – Hall 3

Etienne Daho

Figure emblématique des Rencontres Trans Musicales (sa première fois était également la leur en 1979), Etienne Daho revient sur les lieux de ses grands débuts pour proposer une « re-création » autour de l’album Eden, un classique aujourd’hui. Forcément immanquable.

Mercredi 4 décembre & Jeudi 5 décembre – Théâtre National de Bretagne

Tribade

Des femmes, militantes de la cause LBGT, qui font du rap ? Oui, vous avez bien lu. Comme quoi 2019 n’aura pas drainé que des mauvaises nouvelles… Originaire de Barcelone, le trio Tribade n’a pas froid aux yeux et balance ses punchlines acerbes sur la religion, le déclassement social et les privilèges sur fond de beats flamenco, soul et reggaeton.

Vendredi 6 décembre – Hall 8

Jaune

Échappé des excellents Frànçois & The Atlas Mountains (avec qui il est passé aux Rencontres Trans Musicales en 2012), le batteur Jean Thévenin retrouvera Frànçois Marry et Amaury Ranger, ses comparses dudit groupe, pour l’accompagner sur son joli projet électro-pop intimiste Jaune. Au jeu des chaises musicales, c’est le public qui sera le grand gagnant.

Vendredi 6 décembre – L’Etage

Sylvie Kreusch

Voix lancinante du projet Warhaus de son compatriote Maarten Devoldere (Balthazar), Sylvie Kreusch a bien fait de se lancer en solo. Sa synth-pop version mystique est à déguster à doses non homéopathiques.

Dimanche 8 décembre – L’Ubu

Jawhar

D’ores et déjà intronisé comme le « Nick Drake du chââbi », le tunisien installé en Belgique Jawhar chante avec délicatesse les évolutions sociétales, Printemps arabe en tête, mais aussi les désillusions l’accompagnant. Sa pop-folk classieuse est la douceur qui réchauffera nos petits cœurs au milieu de l’hiver breton.

Vendredi 6 – L’Etage

Les Amirales

Produit de la rencontre entre la violoniste Mirabelle Gilis (Miossec), la chanteuse Sara Petit et le batteur Guillaume Rossel (DBFC, Rachid Taha), les Amirales ont jeté l’ancre à Brest. C’est donc bercée par les marées que prend forme leur électro-pop mélodieuse et organique, avec plus ou moins de vague à l’âme.

Samedi 7 décembre – L’Etage

Velvet Negroni

Jeremy Nutzman (qui a collaboré par le passé avec notre chouchou Bon Iver, autant dire qu’on part d’un a priori plus que positif) se lance en solo sous le pseudo Velvet Negroni. Jouant de sa texture vocale particulière, il se meut avec habilité entre synth pop, R&B, rap, soul et jazz.

Dimanche 8 décembre – Ubu

Liraz

Mixant musiques traditionnelles perses, pop iranienne des années 1970 et beats électro, la chanteuse et comédienne Liraz Charhi fait le lien entre ses racines familiales et les musiques dites actuelles, pour notre plus grand plaisir.

Vendredi 6 décembre – Ubu

Lesneu

Le chanteur des excellents Slow Sliders (passés aux Trans Musicales en 2014) se lance en solo, tirant son original pseudo de Lesneven – le bled finistérien dont il est originaire. Au programme : voix enchanteresse et mélodies oniriques.

Jeudi 5 décembre / L’Etage

Catnapp

Repérée par Modeslektor, l’Argentine Amparo Battaglia combine hip-hop et nu R&B un peu dark pour nous plonger dans ses souvenirs cauchemardesques sur fond de breakbeat.

Samedi 7 décembre – Hall 9

Mush

Loin d’être mort, le rock vit une seconde jeunesse en Angleterre où il se pare d’un discours social, mais sans pour autant se prendre au sérieux. Dernier exemple en date ? Le groupe Mush en provenance de Leeds, qui promet un concert intense dans la veine des Girl Band et autres Shame.

Samedi 7 décembre – Hall 3

Sun

La « brutal pop », vous connaissez ? C’est la proposition de l’étonnant duo Sun, qui passe à la moulinette metal des chansons aux mélodies ultra pop.

Vendredi 6 décembre – Hall 3

Tau

Fondé par l’irlandais Shaun Mulroney (rejoint par le vénézuélien Gerald Pasqualin), Tau est un groupe un peu mystique à géométrie variable qui navigue entre acid folk incantatoire et psyché oriental.

Jeudi 5 décembre – Hall 3

BONUS : la créa à l’Aire Libre de Lous and the yakuza

Inratables évidemment, les sessions à l’Aire Libre sont tous les ans la promesse de découvrir les créations inédites d’artistes hors normes. Ce théâtre, qui a accueilli les années précédentes Yann Tiersen, Stromae, Jeanne Added, Fishbach ou encore Aloïse Sauvage sera le terrain de jeu de l’intense et lumineuse autrice-compositrice Lous and the yakuza.

Tous les soirs au Théâtre de l’Aire Libre

41e Rencontres Trans Musicales de Rennes
Du 4 au 9  décembre
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