5 labels à découvrir pendant le Disquaire Day

Il en existe une myriade à Paris et cela pour notre plus grand bonheur de mélomanes. Un label indépendant est en effet la garantie d’une chatoyante production musicale, épargnée par les critères mercantiles et aseptisés des grandes maisons de disque. En valorisant groupes émergents et artistes inclassables, ils encouragent la création musicale et sa diversité, participent à l’économie du disque et au dynamisme du secteur musical. Pour toutes ces bonnes raisons, on profite du Disquaire Day pour les rencontrer et repartir chargé de vinyles, d’albums, de cassettes et de goodies en tout genre. En voici 5 qui dépotent :

 

Entreprise

Si le tout dernier clip de Grand Blanc fait autant parler de lui, que Fishbach cartonne à ce point tandis que Bagarre est l’un des groupes les plus cool du moment et que des artistes comme Voyou se retrouvent dans la sélection d’A Nous Paris, c’est que le label Entreprise, branche de la maison de disque Third Side Records, fait du sacré bon boulot. Son catalogue extrêmement populaire est rempli de trésors francophones (des québécois Paupière aux metzins Grand Blanc) qu’on savoure en concerts, en vinyles, ou en playlists thématiques.

 

Montagne sacrée

Ce nom ne fait pas seulement référence à un film quelque peu barré d’Alejandro Jodorowsky, même si les artistes du label La Montagne Sacrée ont pour la plupart une aura psychédélique assumée. Au sein de ce divin label, on retrouve notamment des projets délicieusement lo-fi comme ces petites merveilles de groupes que sont En Attendant Ana et Tropical Horses. Des musiciens qu’on peut régulièrement voir en concert (quasiment tous les mois le label investit les meilleures des petites salles parisiennes) mais qui se découvrent aussi en vinyles, cassettes et écoutes en ligne.

Le site de Montagne Sacrée

 

Croque Macadam – Requiem pour un twister

Deux labels pour le prix d’un et une histoire de famille en prime. Alex, derrière Croque-Macadam, et Étienne, fondateur de Requiem pour un twister, sont deux frères réunis par une passion commune pour la pop, le garage et le son des sixties. Depuis le début des années 2010, pas moins de 42 sorties ont fait honneur à ces labels, où éclosent des boutures incroyables comme le super groupe Forever Calypso (Forever Pavot + Calypso), un régal de pop ensoleillée. On retient également les désormais incontournables Triptides, mais aussi le shoegaze de Good Morning TV et la pop floridienne de Pearl & The Oysters. De son côté, Requiem pour un twister s’intéresse davantage aux groupes internationaux, à l’accompagnement de projets, tout en déversant sur le blog (mais aussi à la radio !) des kilomètres de chroniques pointues et passionnantes.

 

Howlin Banana Records

Fondé par un certain Tom Picton, Howlin Banana Records fait la part belle aux groupes garage hexagonaux. Son lo-fi, guitares distordues, logique DIY… Howlin Banana Records est un label indé à l’identité bad ass bien affirmée. Les artistes représentés viennent des quatre coins de la France, du lillois Wild Raccoon aux rennais de The Madcaps pour un catalogue qui alterne entre douceur (la « bedroom pop » d’Anna) et nervosité (le punk de Cheap Riot).

Le site de Howlin’ Banana Records

 

Objet Disque

Quand il n’est pas graphiste pour Brest Brest Brest, designer pour le collectif La Souterraine et musicien derrière Chevalrex, Rémy Poncet fonde des labels. Objet Disque est le projet de ce passionné d’ovnis musicaux tels que peuvent en accoucher des artistes comme MockeRequin Chagrin ou encore Midget!, défendus par le label. Le catalogue d’Objet Disque oscille entre pop cosmique, douceurs francophones et poésies contemporaines, se découvre en free download ou en great objects et s’apprécie bien évidemment en concerts, récurrents à Paris.

Le site d’Objet Disque