A Nous la Nuit : association en lutte

Le temps d’une soirée, le collectif « A nous la nuit ! » va s’employer à renverser les discriminations qui sévissent au sein de l’espace public. Une rencontre à portée sensibilisatrice afin que nous puissions tous profiter également de la nuit…

Origine du projet


© L’Atelier Moutarde

Le projet « À nous la nuit ! » est né du constat qu’à Paris, la nuit est marquée par une forte accentuation des discriminations de genres et de sexualités. Une grande variété de pratiques deviennent moins mixtes, voire non mixtes la nuit, comme prendre le Noctilien, déambuler dans les rues, ou encore profiter des offres culturelles et sportives nocturnes. Le sentiment de vulnérabilité croît avec la tombée de la nuit et les discriminations sont souvent plus décomplexées que le jour. De l’incivilité, à l’agression physique, en passant par un regard deshabillant ou un sifflement, le problème est polymorphe.

Objectifs de l’association

Au vu de la banalisation et de l’intériorisation des discriminations sexuelles et genrées la nuit, l’objectif de l’association est de faire émerger une prise de conscience et un changement de mentalités. L’idée est donc d’avoir une démarche sensibilisatrice.

 

La Marche

A l’origine et au cœur du projet de l’association, la soirée de sensibilisation est l’événement annuel qui cristallise l’action d’ « À nous la nuit ! ». La première édition se déroulera en trois temps forts : une marche de réappropriation de l’espace public urbain, des prises de paroles pour alerter l’opinion publique, et une série de concerts pour souligner le caractère festif et optimiste de l’association. Essentiellement sensibilisatrice, cette soirée a pour vocation de toucher un public large, familier ou étranger à notre cause, afin de faire émerger de manière ludique une prise de conscience collective.

Une rencontre autour d’un événement inédit

Pour ce qui est de l’évenement du 02 Septembre : la marche débutera à 18h de Ménilmontant afin de se rendre au Point Ephémère. Une fois là-bas, vous pourrez assister à des prises de parole d’intervenant.e.s à partir de 20h. S’en suivra une série de concerts à partir de 21h avec Karoline RoseChanteuse-guitariste franco-allemande entre Nina Hagen, Courtney Love et M.I.A, Karoline Rose collabore à de nombreux projets en tant qu’interprète, compositeur, auteur, et surtout comme chanteuse.

Mais aussi, Julia Jean-Baptiste, protégée du label Entreprise (qui compte entre autre Fishbach, Grand Blanc, Mary Céleste…). Elle oscille entre la désinvolture d’une Alissa Cara et la gouaille d’une Jacqueline Taïeb. Son premier EP, dont le premier extrait est Incendie, est à l’image de son interprète : inattendu, métissé et teinté d’une moderne mélancolie.

Cette programmation comptera aussi Blondino. « Blondino est le titre d’un roman suédois, le grand blondino de Sture Dahlström, qui a donné à Tiphaine Lozupone l’envie de changer les règles du jeu, les règles du genre : chanter sous un drôle de nom d’homme des histoires universelles qui chavirent le cœur. (…) Une guitare acoustique, un synthétiseur, un piano las, bref une économie de moyens délibérée : Blondino réussit ce prodige d’imposer un climat, de créer des images, des instantanés de villes miroitantes ou d’états intérieurs brisés, avec quelques sons, quelques cordes et un peu d’électro. » Elisabeth Quin

FLAWD sera aussi de la partie. Sa musique fusionne la chaleur de sons organiques et les fulgurances électroniques dans des chansons Electro pop. « Nous prenons un malin plaisir à utiliser ce que les autres considèrent comme des accidents, dans une ère où la technique permet de tout nettoyer, de tout lisser. » Sur scène, le duo matérialise les multi-dimensions de sa musique: Beat LoFi, voix graciles versus mélodies furieuses, apesanteurs et ruptures.