Agnès Obel

L’artiste nous donnera de l’espace et du rêve deux soirs de suite à la Philharmonie de Paris

Le terme de Philharmonie définit bien la musique de la pianiste et chanteuse danoise Agnes Obel. N’a-t-elle pas tissé, depuis la parution en 2010 de son premier album, Philharmonics (tiens !), un fil de soie entre la pop et la musique classique ? Cette jeune femme, amoureuse de Claude Debussy et de Joni Mitchell, qui a quitté adolescente son petit village près de Copenhague pour s’installer avec son amoureux à Berlin, crée une œuvre lumineuse et poétique bien loin des standards et des modèles folk. Ses deux disques suivants, Aventine (2013), où elle posait en héroïne hitchcockienne, puis le récent Citizen of Glass (2016) ont confirmé l’envergure lyrique de cette artiste soigneuse, dont le perfectionnisme “fait maison” n’étouffe jamais la fine dentelle. Cette sensibilité demeure palpable sur scène au sein de sa bande de filles, les violoncellistes Charlotte et Kristina et la percussionniste Louise Anna.

Le samedi 13 mai à 20h30 et le dimanche 14 mai à 18h00 à la Philharmonie de Paris au 221 avenue Jean-Jaurès, 75019. M° Porte de Pantin. Prix : 30 à 50 €. Tél. : 01 44 84 44 84.