Balthazar

La plupart des groupes ont fait ce constat : de rêve, la tournée internationale peut virer à l’enfer. Marre de la fatigue, de la routine, de la promiscuité. Face au marasme, Balthazar semble avoir trouvé l’antidote. L’album Thin Walls, troisième long dans la discographie des cinq Belges, a été en partie composé dans les temps morts de leur tournée commune avec Editors.

Dans ces moments où il est pourtant difficile de s’isoler ; d’où le titre de l’album : « Les murs minces ». Les cloisons sont étroites et l’humeur est électrique. Le rock de Balthazar joue sur le contraste entre des guitares tendues et un chant grave, de nonchalant à blasé.

Par là-dessus, un violon et un synthétiseur (joués par Patricia Vanneste) mettent un peu de romantisme dans les rouages. Quand le tempo baisse, il arrive que l’on songe à Bob Dylan, Leonard Cohen, Tom Waits. C’est l’Amérique, et à la fois une manière mélodieuse à l’anglaise (le disque a d’ailleurs été enregistré au Royaume-Uni par Ben Hillier, connu pour avoir travaillé avec Blur et Elbow). Vient aussi à l’esprit la comparaison avec dEUS, glorieux ainés et Flamands, comme Balthazar : « Je comprends le parallèle car nous avons de nombreuses influences de musiques américaines et anglaises qui se mélangent à la musique française et allemande pour en faire quelque chose d’autre.

C’est une qualité typique des groupes belges », confie le groupe au site POPnews. Absynthe Minded, Balthazar, BRNS, dEUS, Girl In Hawaii, Leaf House, Girl In Hawaii, Soldout, Zita Swoon, etc. La Belgique passe au rock, avec du relief.

© AlexSalinas