Benny Golson

On avait un peu perdu de vue ces dernières années le Petit Journal Montparnasse, mais cette semaine, les regards seront tournés vers ce lieu historique parisien car l’un des derniers géants du jazz, le saxophoniste Benny Golson, s’y produit.

S’il n’est pas très connu du grand public, cet artiste incomparable de hard bop a œuvré au sein d’une formation légendaire, elle très notoire, les Jazz Messengers d’Art Blakey. Benny Golson, c’est une époque bénie où le jazz sortait des… tubes qui passaient fréquemment à la radio et que l’on pouvait fredonner. On lui doit le fameux Blues March (devenu jadis un indicatif radio) et Killer Joe, entre autres (on comptabilise près de 300 compositions)… Évidemment, Benny Golson n’est pas tout jeune, né à l’époque d’Al Capone, sous la présidence de Herbert Hoover, et deux ans seulement après la traversée de l’Atlantique de Lindbergh. Cela lui fait donc 87 ans, mais Benny a gardé son œil pétillant, toujours heureux de raconter une anecdote sur son âge d’or, toujours capable de souffler dans son saxophone et de voyager, surtout si quelques brillants jeunes musiciens, dont le pianiste italien Antonio Farao, l’entourent. Un petit air d’immortalité.