Bertrand Belin au 104

Avec l’album Cap Waller, Bertrand Belin approche son idéal musical : associer une musique qui pulse avec le format chanson et un propos.

D’où une basse et une batterie, très présente, qui chaloupent dans les séquences qu’il nomme « folk-funk ». « J’ai écrit ces chansons pour mettre le corps en route », dit-il. Ce que la scène a confirmé. Pour autant, passé le groove léger de « Que tu dis » et de « Folle folle folle », l’accélération démente de « Je parle en fou », Cap Waller s’aventure aussi dans des contrées qui vont de paisibles à mélancoliques. Des moments où l’on prête davantage attention aux textes, autre singularité de Bertrand Belin. Par fragments, on entend que le chanteur et guitariste parle, à sa façon, du monde alentour. Rempli de gens seuls, de rupture, d’individus en marge et de quelques soldats. Tout en nous suggérant que, puisque le monde est fou, la danse serait un bon moyen d’aborder l’existence.

En première partie, Bertrand Belin invite Fiodor Novski (ex-Fiodor Dream Dog), chanteuse et guitariste, qui est aussi sa batteuse depuis 2005. Sur son nouvel album, Best, on apprécie la fantaisie et la liberté d’une musicienne joueuse, qui fomente une pop colorée… montée sur des ressorts.