Bruno Philippe et Tanguy de Williencourt

La nouvelle génération du violoncelle français regorge de talents et, parmi eux, Bruno Philippe, presque 22 ans, compte parmi les plus remarquables. Formé par Jérôme Pernoo au Conservatoire national supérieur de Paris, il n’a guère attendu pour se faire remarquer.

Dès 2010, on a pu l’entendre à la Folle Journée de Nantes et, depuis le début de la décennie, le jeune interprète se produit régulièrement dans des manifestations telles que le Festival de Pâques de Deauville ou le Festival de Prades (où il était l’une des Révélations classiques Adami en août dernier). Le Concours Navarra et celui de l’ARD de Munich ont distingué un jeune poète de l’archet dont le jeu, intense et d’une grande imagination sonore, captive immédiatement. Un premier disque, cela se fête : Bruno Philippe vient de signer un superbe CD Brahms-Schumann, enregistré avec le pianiste Tanguy de Williencourt (sur le label Evidence), et retrouve ce partenaire de prédilection jeudi à Gaveau. Brahms (Sonate n° 2 op. 99) et Schumann (les Fantasiestücke op. 73) ont évidemment été retenus, tandis que quelques pages de Fauré (dont la célèbre Sicilienne) et la Sonate op. 119 de Prokofiev complètent le programme. Un concert synonyme de complicité musicale, de lyrisme, de rêve et de feu : difficile de résister.