Carte blanche à Patrice Caratini

S’il y a bien une scène qui peut s’offrir des big bands, c’est le Théâtre du Châtelet.

Imaginez : près de vingt artistes sur les planches, trombones, cuivres, contrebasses, piano, guitares… Ce type d’orchestre – et on pense à la grande époque des Count Basie, Duke Ellington – demande beaucoup de moyens, de temps, de place, une organisation peu compatible avec les périodes de Crise.

Le contrebassiste Patrice Caratini fait partie de ces chefs et arrangeurs ambitieux que l’on suit depuis – cela paraît énorme – trente ou quarante ans. Il a toujours navigué sur de grands ensembles, la tête pleine de projets, très attaché, en bon historien, au répertoire du XXe siècle qu’il a contribué à faire connaître (Cole Porter, Louis Armstrong… ) Il nous a invités aussi à voyager, des Caraïbes aux États-Unis, à travers le cinéma…

C’est donc un peu (et même beaucoup) de son riche parcours que nous allons découvrir ce soir au Châtelet, avec des invités prestigieux, parmi les très nombreux artistes qu’il a côtoyés artistiquement pendant sa carrière, le pianiste Martial Solal, l’accordéoniste Marcel Azzola… Un jazz de gala pour l’arrivée du printemps.