Chet Faker : de l’électro downtempo

La musique hédoniste de Chet Faker nous ferait presque croire que l’Australie est un authentique éden.

Ses mots se posent en douceur dans un bain d’electronica cool. Sa voix panachée de soul se fond dans un groove léger. Depuis un an qu’il est paru, il fait bon aller et venir dans l’album Built on Glass de Chet Faker… Un sentiment que partagent des centaines de milliers de mélomanes dans le monde, vu les ventes du disque, les concerts qui affichent complet, les quinze millions de “vues” de ses titres les plus populaires : I’m Into You, Talk Is Cheap et Gold. Et le double quand il s’est associé à Flume pour la chanson Drop the Game.

Alors on nous dit que Chet Faker est le nouveau James Blake, voire le Tom Krell (How To Dress Well) australien, mais, côté bonne réception de la musique et renommée, il fait déjà mieux que la somme des deux. Certes, la réplique de Melbourne à la vogue, très londonienne, qui consiste à actualiser la soul sur fond de fragments de r’n’b, de dubstep ou de tout ce que l’on voudra, arrive avec le peloton des suiveurs. Mais le musicien ajoute une petite touche bien à lui.

Avec un pseudonyme en hommage à Chet Baker, il glisse quelques bouffées de trompette de bon goût dans l’ambiance downtempo (Talk Is Cheap). Et puis il flirte avec une forme de house music sensuelle quand il s’agit de relancer la machine en élevant le tempo (1998). Maintenant, il s’agirait d’écrire la suite de ce séduisant Built on Glass. D’ici là, Chet Faker doit terminer sa tournée mondiale. Aux dernières nouvelles, il reste de la place…