Classique : Autour de l’exposition « Splendeurs et misères »

Inaugurée la semaine dernière, l’exposition «Splendeurs et misères, images de la prostitution 1850-1910 » (jusqu’au 17 janvier) inspire comme on pouvait s’y attendre au musée d’Orsay une programmation musicale aussi riche que diversifiée – la matière ne manque pas, il est vrai.

Envie d’atmosphère caf’ conc’, de chansons de la Belle Epoque ? Ne manquez pas le « Café Polisson » de Nathalie Joly dans une mise en scène de Jean-Pierre Gesbert (les 3, 10 et 15 oct.). Autre temps fort de la série, le récital que Dame Felicity Lott donne cette semaine (1er oct.) promet une soirée délicieuse. Avec le fidèle Graham Johnson au piano, la plus française des chanteuses britanniques a concocté un récital qui, de Schubert à Messager, de Wolf à Weill ou de Lehár à Barber, évoque la femme déchue comme l’épouse vertueuse, la coquine ou l’amoureuse.

Succès garanti ; tout comme pour le récital d’Annick Massis la semaine prochaine (8 oct.). La soprano est bien trop discrète sur les scènes lyriques parisiennes et ce concert (où figurent évidemment un air de la Traviata, mais aussi des pages de Berlioz, Bizet, Gounod et Donizetti) va consoler un peu le mélomane de la rareté dans la capitale d’une des plus grandes voix françaises d’aujourd’hui. A noter aussi des rendez-vous « lunchtime », qui démarrent le 13 octobre avec le violoncelliste Christian-Pierre La Marca et Amandine Savary au piano, et des opéras filmés, dont l’inévitable Traviata programmée dimanche prochain dans la mise en scène de Robert Carsen (qui assure la présentation de la séance), avec la formidable Patrizia Ciofi dans le rôle de la plus illustre courtisane du répertoire lyrique.