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Dafuniks : prolonger le plaisir

Figure de proue d’Underdog Records, Dafuniks mêle avec tact hip hop radieux et soul hédoniste. A l’heure d’un concert attendu, le responsable du label, Maxime Peron, nous parle de sa découverte.

Quelles sont les qualités que vous recherchez chez un groupe ?

Maxime Peron : Nous aimons bien les “chansons” chez Underdog Records. Je ne parle pas d’un format commercial, mais bel et bien du format émotionnel et d’un propos. Une autre qualité est la musicalité, l’harmonie dans l’écriture. C’est sans doute pour ça que nos artistes sont largement diffusés en radio, malgré leurs formats atypiques – soul, hip hop, electro/reggae, jazz/hip-hop, etc. Après, la présence scénique et l’inventivité comptent aussi.

Qu’est-ce qui vous a plu chez Dafuniks ?

Eh bien, la musicalité, encore et toujours (rires). J’ai découvert Dafuniks il y a cinq ans en écoutant Radio Nova. Ca a été un réel choc… Trois titres étaient en playlist : pour moi, il s’agissait de trois pépites musicales, entêtantes et pleines de groove. Je ne savais pas grand-chose sur le groupe. Ni qu’ils étaient basés au Danemark, ni que leur chanteur vivait à Los Angeles. La bonne nouvelle, c’est qu’ils n’étaient pas signés ! Ce qui nous a tout de suite touchés chez Dafuniks, c’était aussi le fait d’entendre du hip hop “à l’ancienne”, mélangé avec de la soul, et porté par un full live band (basse, batterie, guitare, clavier, samplers). Un vrai hommage à la musique noire américaine ! Comme si le groupe parvenait à faire une synthèse idéale.

Qu’est-ce qui fait la singularité du groupe ?

La vraie singularité du groupe, c’est de savoir s’entourer. Michael Munch, le leader et producteur, s’occupe de la composition, puis il a le don de choisir les bons featurings internationaux, tels que BAM des mythiques Jungle Brothers ou ASM pour leur dernier album. Une autre particularité est qu’ils viennent de Scandinavie, une terre de folk et de rock, où le hip hop n’est pas très représenté. Dans ce contexte, sortir du lot est un tour de force, et a nécessité de jeter un pont entre la soul, le funk et le hip hop international. On devrait les rebaptiser “Da-FUNK-is” (rires). J’ajouterais que je recommande aussi de prêter une grande attention à la première partie du soir : John Milk. Il est déjà en playlist Nova et Sélection FIP, et sortira un album dans sept pays, ce qui est assez unique pour un projet soul “made in France”…_T.S.

(c) jean freddy Cakpo

Le 23 avril à 20 h à la Maroquinerie, 23, rue Boyer, 20e. Mo Gambetta ou Ménilmontant.
Places : 22 €.
1re partie : John Milk.