Festival Au Fil des Voix : quelques questions sur la programmation

Du 29 janvier au 14 février 2018, sur les scènes de l’Alhambra et du Studio de l’Ermitage, commencera un fabuleux tour du monde musical. Pour cette onzième édition d’Au Fil des Voix, plus de 100 artistes venant de 23 pays différents vont chanter leur culture et la partager avec le public parisien. Nous avons posé quelques questions sur la programmation à Philippe Krümm, le Président de l’association du festival pour qui « rien n’est beau sans la diversité ».

Publié par Festival Au Fil des Voix sur jeudi 21 décembre 2017

ANP : Le festival grandit bien, il y a plus de concerts que l’année dernière. Comment est venue l’envie de créer ce festival ?

Philippe Krümm : C’est un festival un peu particulier. Il est né de l’idée que c’est difficile de faire de la promotion d’artistes sur Paris. Au sens financier, et aussi de faire venir des tourneurs, des agents. On a voulu donner du punch à la présentation d’artistes, donc de mutualiser nos moyens avec des acteurs du monde de la musique et créer quelque chose. On a de belles retombées pour les artistes.

Pourquoi se focaliser sur la voix alors que les instrumentations sont aussi très riches ?

Parce que ça nous semble être un vecteur particulier. C’est un instrument un peu particulier. On dit des choses. On avait vraiment envie de mettre en avant des chanteuses et chanteurs. Et puis la voix, ça fait rêver ! On a toujours eu un petit penchant pour la voix féminine. Et il y a cette difficulté à se faire entendre…

Dans la programmation de cette année, vous avez justement plusieurs chanteuses du monde lusophone. C’est une volonté particulière de mettre en avant cette scène ?

Pas du tout. Il y a un appel d’offre et on écoute. On a eu 80 propositions. C’est un hasard du calendrier, de la réalité.

Votre coup de cœur de cette édition ?

Je ne les ai pas tous vus sur scène mais j’ai une tendresse particulière pour Houria Aïchi, la cantatrice berbère. C’est plus des étonnements. Par exemple j’ai été très surpris par la voix d’Inga Liljeströrm.

Le/les concerts pour danser avec des amis ?

Avec Patrick Ruffino, ça bouge pas mal ! La soirée du 31 aussi où on remet le Prix des Musiques d’Ici, ce sont des découvertes dans les découvertes. Sinon Bumba Massa. Si on ne bouge pas sur de la rumba congolaise… C’est qu’on est sourd !

Le/les concerts à faire en amoureux ?

(rires) Quelle question ! Où j’emmènerais ma fiancée ? À Inga Liljeströrm, ou à Sara Tavares, le Cap-Vert…

Le/les concerts à faire en famille, pour initier des enfants ?

C’est sûr qu’il n’y a pas de concerts « pour enfants ». Je dirais que les musiques de la Guadeloupe, ça fonctionne bien avec les percussions et tout ce qu’il y a à raconter sur la France de là-bas. C’est un monde de musique à expliquer, à raconter un peu avant le concert. Sinon, il y a de très beaux instruments dans la Compagnie Rassegna aussi.