Festival Inasound : la musique électronique à l’honneur au Palais Brongniart

Organisé par l’INA les samedi 20 et dimanche 21 avril au Palais Brongniart, l’Inasound Festival espère bien devenir « le nouveau rendez-vous » des amateurs de musique électronique. Et pour séduire les amateurs et acteurs de la scène électronique passée, actuelle et future, cette première édition propose un tas d’événements, pour danser bien sûr, mais aussi pour échanger, penser, apprendre ou encore découvrir. A Nous Paris vous dévoile les grandes lignes du programme.


 

Voir : des corps sonores signés Linda Bujoli

Jean Benoit Dunckel et NSDOS © Call To Light - Linda Bujoli
Jean Benoit Dunckel et NSDOS © Call To Light – Linda Bujoli

 

Pour cette première édition, l’Inasound a demandé à la photographe plasticienne Linda Bujoli de sculpter le portrait chromatique de plusieurs des invités de l’événement. L’artiste poursuivra ainsi Call To Light, son œuvre sans fin initiée en 2016, qui lui a déjà permis de capturer l’âme de nombreux anonymes comme de plusieurs célébrités, parmi lesquelles le musicien Sébastien Tellier et l’acteur Jean-Claude Dreyfus.

Ainsi, du 17 avril au 16 mai, les grilles extérieures du Palais Brongniart serviront ainsi d’écrin aux portraits de Jean-Michel Jarre, Jean Benoit Dunckel (moitié du duo Air) ou encore François Bayle, père de l’Acousmonium, ce grand jardin d’amplis créé en 1974 qui entoure le spectateur de musique et qui sera mis en place pour les lives du salon d’honneur durant le festival. « Je suis très heureuse d’associer Call To Light à Inasound car la lumière possède des liens visibles et invisibles avec le son et la vibration », confie à ce titre Linda Bujoli.« On passe d’une gamme sonore à une gamme de couleur. » D’ailleurs, aux yeux de l’artiste, le principe même de Call To Light fait directement écho à celui du festival dont le but est de présenter au public aussi bien les pionniers de la musique concrète que les derniers producteurs de club music en vogue. « Call To Light est un projet qui rassemble. Il s’agit d’un face à face, avec un protocole identique pour tout le monde. Avec lui, je m’intéresse à l’être en tant qu’individu et des liens qu’il tisse avec l’Autre. Ceux qui sont pris en photo sous le prisme de Call To Light acceptent finalement de faire partie d’une communauté. Le lien avec Inasound est donc très direct car le festival parle de la grande famille de la musique électronique et c’est ce qui le rend atypique. »

 

Linda Bujoli en plein travail © Call To Light - Linda Bujoli
Linda Bujoli en plein travail © Call To Light – Linda Bujoli

 

 

Danser la nuit à l’Inasound : une prog’ qui ne manque pas d’Air

Deux grosses soirées sont déjà prévues, avec à chaque fois un casting plutôt original, entre lives et DJ sets. Le samedi d’abord, la scène hexagonale sera particulièrement mise à l’honneur avec de nombreux représentants jusqu’à 2h du matin. Dans la Nef, on se frayera un chemin pour mater le live synthétique d’Arnaud Rebotini, césarisé pour « 120 battements par minute », mais aussi apprécier l’expérimentateur techno NSDOS  ou encore, côté international, la présence d’Erol Alkan, boss du label Phantasy et DJ-producteur impeccable. Dans le salon d’honneur, où la programmation se voudra rattachée au GRM (le Groupe de recherches musicales, haut-lieu de l’expérimentation sonore qui a permis à la musique d’évoluer depuis plus de 60 ans), on appréciera notamment les performances d’un explorateur techno (Molécule) et d’un sorcier redoutable (Black Zone Myth Chant). Enfin, côté club, on confiera nos émotions à des platinistes qui savent comment attiser la flamme chez les danseurs, tels que les frenchies Danton Eeprom, Sahalé et Pouvoir Magique, sans oublier l’oriental Wael Alkak en live.

Bis repetita le dimanche. Dans la Nef, la France sera de nouveau bien représentée avec Jean Benoit Dunckel du célèbre duo Air, présent pour un live spécial sur le documentaire « Electro Story » produit par l’INA, la popote du duo pop Haute ou encore la figure de la French Touch 1.0, The Supermen lovers (en live). Ce beau petit monde évoluera aux côtés de l’un des artistes incontournables de la musique électronique de ces 20 dernières années : Matt Black, moitié de Coldcut et cofondateur du label culte Ninja Tune. Dans le salon d’honneur, l’expérimentation sera encore et toujours à l’honneur avec à nouveau NSDOS, les warpiens de Plaid en live et la prometteuse association techno-électro inédite entre la française Myako et son compatriote mystérieux Basses Terres. On se finira au club pour vivre les incantations de Feadz, Maud Geffray et Golden Bug.

 

 

Ecouter le jour : primeur aux jeunes talents

Chaque journée de l’Inasound vous permettra de vous échauffer comme il faut en attendant les grosses fêtes du soir, avec pas mal d’artistes émergents au style déjà très affirmé et quelques vieux roublards. Le samedi, Roscius et Yarosslav illumineront la Nef de leur live respectif. Même chose dans le salon d’honneur, avec les créations sonores bigarrées de Vincent Epplay et Eve Aboulkheir, tandis que le club sera l’apanage du duo H.I.V en live.

Le dimanche, en plus d’un focus sur le 1er prix du tremplin BPM Contest aka la newcomer Mila Dietrich, la Nef résonnera aussi pour le live de Panteros666 (associé à la graphiste Inès Alpha). Côté club, Cät Cät sortira les griffes. Dans le salon d’honneur, des lives classieux de NSDOS et du conteur de fables Domotic sont à prévoir.

 

Découvrir : des masterclasses pour s’offrir un regard sur l’envers du décor

Jean Michel Jarre et François Bayle © Call To Light - Linda Bujoli
Jean Michel Jarre et François Bayle © Call To Light – Linda Bujoli

 

Si vous voulez entendre de grands noms parler de leur art, de leur parcours, des nouveaux médias ou des changements actuels et futurs de la production électronique, il ne faudra pas manquer les talks et rencontres organisés par le festival sur ces deux jours. Sont notamment très attendues les discussions du Grand Auditorium prévues le samedi avec deux des plus grands noms de la musique électronique française : Jean-Michel Jarre, également président d’honneur de l’INA-GRM (où il fit ses premières armes) et parrain du festival le samedi, et Matt Black. Une autre discussion passionnante, plutôt orientée hacking techno, se fera aussi le dimanche avec NSDOS.

Les amateurs de hip-hop ne seront pas en reste grâce à la projection du documentaire « Beatbox, boom bap autour du monde » précédée par un événement spécial mené par l’INA et Mouv : l’occasion d’un véritable dialogue entre musique électronique et rap avec des performances signées par la beatboxeuse Tressym, Saro (Champion du Grand Beatbox Battle 2017 catégorie loopstation) et La Caution, figure essentielle du rap électronique français.

 

Apprendre : se brancher sur la machine à voyager dans le temps

L’INA, c’est « aussi » les archives de la télévision, de la radio et du web.  Alors pour en profiter quand on aime l’électro, les documentalistes de l’INA vous proposent une diffusion de formats courts et productions variées pour raconter l’histoire de cette musique née en France, redécouvrir  ses influences, les créateurs, la French Touch et tous ceux qui contribuent depuis des années à son essor.

 

 

Penser : un défi (hi-fi) à relever à l’Inasound

Pensé pour les esprits créatifs, capables de supporter la pression et de travailler en duo, ce hackathon réalisé en partenariat avec Rinse France, la Sacem et le magazine Trax devrait attirer votre attention. Ce challenge demandera à ses participants (réunis pendant 48h dans un salon du Palais Brongniart) de proposer à la fin une création audiovisuelle originale utilisant les GRM Tools mis à disposition. À la clé pour les vainqueurs, un accompagnement par la Sacem et l’INA.

 

Acheter : mettre la main sur un vinyle collector et rencontrer les acteurs de l’innovation

Dans le petit Auditorium, une programmation « Aux sources de l’électro » vous attendra avec des archives de l’INA (clips, morceaux d’émissions, séquences documentaires…), tout comme la présence du vinyle « Retour aux sources de l’électro ». Fruit de la collaboration entre les éditions INA et Diggers Factory, ce vinyle tiré en nombre limité d’exemplaires rassemble des expériences menées par le GRM de 1949 à 2004, avec des pièces signées Pierre Schaeffer, Robert Cohen-Solal, Guy Reibel, François Bayle, Jean Schwarz, Bernard Parmegiani, Ivo Malec et Christian Zanési.

Le festival proposera aussi un Electro Market le dimanche mettant en valeur les créateurs, startups et entreprises de l’univers de la musique électronique, d’Audio Technica à Yamaha !

 

Festoyer : un Electro Brunch pour les petits et grands

Pensé sous la forme d’un club de jour convivial, l’Electro Brunch permettra aux participants du dimanche de s’amuser en famille ou entre amis grâce à une programmation festive proposée par Edouard Rostand, accompagnée d’un brunch « samplé ». L’occasion de remplir ses oreilles et son ventre en même temps.

 

Échanger à l’Inasound : des ateliers pour les plus jeunes

Boutons à pousser ou à tourner, des sons étranges, des diodes qui s’allument, des légumes qui produisent du son… Le dimanche, de 10h à 15h, des ateliers de création sonore dédiés au jeune public seront proposés, ainsi qu’un spectacle de découverte de la musique (dont l’électro) dédié aux jeunes enfants. De quoi décloisonner la pratique de la musique électronique et donner envie aux nouvelles générations d’imaginer les sons de demain.


Tentez votre chance et gagnez des places pour le festival ! 


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