Toute la programmation du festival Paris Psych Fest

Les amateurs de musique psyché et de scénographie immersive vont se régaler. Durant quatre soirées, la 5e édition du festival invite à vagabonder dans trois salles incontournables de la capitale pour profiter d’une programmation live, numérique et graphique et plonger dans des ambiances hautes en couleur.

Paris Psych Fest, univers psyché

 

l sera Lointain, œuvre collaborative de Charles-André
Il sera Lointain, œuvre collaborative de Charles-André Coderre & Guillaume Vallée.

 

À une époque où l’espérance de vie d’un festival tend souvent à raccourcir, cinq ans est un âge tout à fait respectable. C’est même un signe de bonne santé, comme en atteste le Paris International Festival Of Psychedelic Music – qu’il est plutôt d’usage d’appeler Paris Psych Fest depuis sa première édition en 2014 –, désormais bien installé dans la capitale. Cette année encore, ce festival revient mettre un peu de couleurs à la rentrée, en conjuguant le psychédélisme, terme nourrissant tant de fantasmes depuis son âge d’or dans les années 60, sous toutes ses formes, à travers des lives, bien sûr, mais aussi des installations artistiques, projections vidéo et conférences.

Dans le cadre de cette nouvelle édition, pour laquelle le festival a choisi de réinvestir des adresses emblématiques du 18arrondissement, on croisera ainsi l’installation réalisée à partir de TV cathodiques par l’artiste Sheglitchr, du mouvement glitch, à La Machine du Moulin Rouge et on pourra (re)voir le chef-d’œuvre de David Lynch, Twin Peaks, dans sa version restaurée 4K à La Station, où se tiendra également une conférence sur les champignons hallucinogènes… Côté musique, le festival se déclinera en trois temps et dans trois lieux – La Machine du Moulin Rouge, La Station et La Cigale – avec un line-up aussi solide que bardé de belles surprises._

Du 1er au 4 septembre à La Machine du Moulin Rouge, La Station-Gare des Mines et La Cigale, 18e. Pass 4 soirées : 69 €. www.parispsychfest.com

 

Coup d’œil sur la prog

Petit Fantôme

En débarquant au début des années 2010 avec le single “Yallah”, et puis surtout avec son premier album solo, Stave, paru en 2013, Pierre Loustaunau symbolisait ce vent rafraîchissant qui traversait alors le répertoire de la pop en français. De vent, il est d’ailleurs souvent question dans les compositions de celui qui se fait appeler Petit Fantôme – et que l’on a aussi vu officier au sein de Frànçois and The Atlas Mountains –, jusqu’à servir de rythme dans son dernier album en date, Un mouvement pour le vent, paru l’année dernière : tantôt doux comme une brise folk, tantôt fou comme un synthé tournoyant ou s’emballant en des bourrasques aux guitares grésillantes, pour un disque aussi libre que le mistral et aussi chaud que le sirocco._

 

Soirée Sunday Afternoon, avec aussi Faux Real.

Dimanche 2 septembre à 17 h à La Station-Gare des Mines, 29, avenue de la Porte d’Aubervilliers, 18e, M° Porte de la Chapelle.

Entrée : 16,50 €.

 

Thee Oh Sees

L’ambiance sera plus électrique à La Cigale, avec une soirée spéciale Castle Face Records, label de l’hyperproductif John Dwyer, sous lequel sortent tous les albums de Thee Oh Sees depuis sa création, dont le dernier en date, le spectral Smote Reverser, paru à la fin de l’été, et qui sera présenté à cette occasion. Un album puissant et nerveux qui confirme la mue opérée par le groupe au gré des productions et des changements de pseudo, laissant tomber la chrysalide folk de sa genèse – quoiqu’apparaissant encore par bribes aujourd’hui – au profit d’une esthétique post-punk plus sombre, libérant les démons._

 

Soirée Castle Mania Night, avec aussi Male Gaze et Prettiest Eyes.

Mardi 4 septembre à 19 h à La Cigale, 120, boulevard Rochechouart, 18e, M° Pigalle.

Entrée : 33 €.

 

Ariel Pink

Nihiliste dans l’âme, extravagant dans l’apparence et agité dans ses créations : Ariel Pink a tout d’une icône pop moderne, comme notre époque n’en fait plus tellement. Loin de toute posture – et il suffit de jeter un œil à ses interviews pour s’en faire une idée –, ce sont ses productions, et l’incroyable pluralité de son écriture qui sont les reflets les plus parlants d’Ariel Rosenberg, son nom au civil ; un écorché, un acharné de la créativité constamment féconde (une dizaine d’albums en 18 ans de carrière), qui a atteint un sommet en 2014 avec Pom Pom, et qui, l’année dernière, rendait hommage à Bobby Jameson, songwriter maudit des années 60 à la carrière et à l’existence chaotiques, comme un symbole…_

 

Soirée Psychedelic Pigalle, avec aussi Vox Low, Cut Worms, Volage, TH da Freak.

Samedi 1er septembre à 20 h à La Machine du Moulin Rouge, 90, bd de Clichy, 18e, M° Blanche.

Entrée : 32 €.