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Nice Jazz Festival

Après pas mal de changements, le Nice Jazz Festival, redescendu au centre-ville, semble retrouver son beau rythme de croisière. Il faut dire que les moyens n’ont jamais vraiment manqué pour nourrir ce rendez-vous important de la Côte d’Azur.

La soirée du 7 juillet est déjà une superbe promesse, avec le « Frank Sinatra en baskets », le pianiste et chanteur anglais Jamie Cullum, et la très rare diva Cassandra Wilson, qui viendra poser sa voix grave, et son style bluesy, sur les chansons de Billie Holiday, thème de son nouvel album, Coming Forth By Day. La programmation, un peu éloignée du jazz, comme toujours, présente une affiche chic, étincelante, surprenante. Le 8 juillet, le prodige Benjamin Clementine et le chanteur Asaf Avidan à la voix étonnante et au style grandiloquent composent le festin. Le 9, une revenante, l’ancienne voix des Fugees, et extraordinaire chanteuse, Lauryn Hill, devrait se produire malgré les risques. La diva inconstante et capricieuse n’a pas enregistré d’album depuis 1998. Le même soir, le trio du pianiste Brad Mehldau et le crooner Kurt Elling occuperont la scène. Le 10, c’est pratiquement tout aussi intéressant, avec la chanteuse marocaine Hindi Zahra, le batteur de l’époque disco Cerrone, le chanteur Hugh Coltman, dans un hommage à Nat King Cole, la chanteuse israélienne Yael Naim, et le pianiste Eric Legnini et la chanteuse soul Kellylee Evans, pour une célébration de Ray Charles. Le 11, le groupe de soul hip-hop The Roots, les pianistes Jason Moran (qui ressuscite le souvenir de Fats Waller), et le Cubain Roberto Fonseca, avec la chanteuse malienne Fatouma Diawara, connue depuis son interprétation dans le film Timbuktu, et enfin, le 12, le mythique groupe funk Kool and The Gang devraient attirer un large public.