Florian Noack

Brigitte Engerer voyait juste en lui prédisant un brillant avenir musical…

À 25 ans, Florian Noack se range parmi les personnalités les plus singulières apparues ces dernières années dans le monde du piano, pourtant riche de nombreux talents. De Bach à Chopin, de Mozart à Schumann et Brahms, sa musicalité excelle dans les grands classiques du répertoire, mais c’est par sa passion pour toute la tradition romantique et postromantique que le jeune virtuose belge fait entendre sa différence. Ainsi se dirige-t-il souvent vers des compositeurs méconnus – et passionnants ! – tels que les Russes Liapounov et Medtner. Ce dernier occupe d’ailleurs une partie du CD (paru chez Artalinna) que Noack vient de signer, en compagnie de pages de Brahms. Un enregistrement empli de sombre poésie, de fièvre et de secrets dont la sortie est prétexte au récital de lundi prochain dans le cadre idéal des Récollets. Il réserve un programme typique de ceux que l’interprète affectionne, avec d’abord une époustouflante transcription de sa main du Concerto pour 4 claviers BWV 1065 de Bach, puis les Klavierstücke op. 76 de Brahms, les deux Contes de fées op. 48 de Medtner et, enfin, deux des redoutables Études transcendantes de Liapounov. Voilà ce qui s’appelle sortir des sentiers battus ! Un concert de la série Les Pianissismes, suivi comme toujours d’un cocktail-rencontre avec l’artiste.