Fool’s Gold à La Maroquinerie

Quand Fool’s Gold se saisit de ses guitares, c’est tous les jours l’été.

Le groupe californien, auteur d’un petit tube en 2009 (Surprise Hotel), publie ce mois-ci un troisième album pop enthousiaste et scintillant : Flying Lessons. Au décollage, le disque est propulsé par quatre titres toniques, où Fool’s Gold gravite entre l’âge d’or de la pop et son versant tropical. Plus loin, l’impression se confirme : on rangerait sans hésiter le groupe dans la catégorie “good time band”.
Les guitares et les percussions s’entendent à merveille, la basse sautille, à moins qu’elle ne chaloupe. On songe à quelques guitaristes marquants. Nile Rodgers, Johnny Marr… De quoi faire se dandiner les plus timorés. Et la voix de Luke Top, ample et chaude, porte des mélodies relevées. 

Un coup d’œil sur les états de service de Fool’s Gold nous indique que le combo aurait pris quelques leçons d’entertainment quand il ouvrait pour Red Hot Chilli Peppers et Tinariwen. Sans oublier, à propos de vitalité et de relief, la passion de toujours du groupe pour les musiques congolaise, éthiopienne et malienne. Un mariage pop réussi, entre exotisme et chimères de l’âge d’or.