Hommage Jazz : Dylan Howe Subterranean

On a un peu oublié le groupe Yes, formation de rock progressif des années 1970 tant admirée par les “babas cool” et autres contemplatifs.

Ses musiciens se sont un peu perdus. Pourtant, un nom revient aujourd’hui, celui du guitariste, Steve Howe, parce qu’il a eu un fils, Dylan, que nous pouvons apercevoir aux côtés de son père sur une pochette de Yes, en 1975, celle de Beginnings. Il avait alors six ans. Ce garçon, devenu batteur, foulera la scène du festival Banlieues bleues.

Il n’a pas vraiment repris le flambeau, préférant s’orienter vers le jazz qu’il a découvert à 17 ans après avoir assisté à un concert de Buddy Rich. Mais il a gardé une fibre rock, accompagnant Nick Cave ou Damon Albarn. Il rend ici hommage à David Bowie, et à deux albums de ce que l’on a appelé la “trilogie berlinoise”, Low et Heroes.

Bien des jazzmen avant lui ont exploité le répertoire rock, comme Brad Mehldau consacrant les belles chansons de Radiohead. Dylan Howe utilise lui aussi à merveille la splendide matière de Bowie, entre jazz-rock et jazz moderne à la Coltrane (ah, ce saxophone mystique !), y glissant une patine classique et contemporaine. Il a concocté un album élégant. Et un beau concert en prime.