Ibrahim Maalouf, à Oum Kalthoum

Ibrahim Maalouf a vu le jour en pleine guerre civile du Liban, au début des années 1980. Il a voyagé jusqu’à Paris, avec son unique amour de la musique, une trompette, et une idée claire de son œuvre artistique à venir.

Le public a répondu à son jazz métissé, vibrant, dansant, consacrant cet artiste comme une valeur sûre du spectacle, bien dans l’esprit du prix Goncourt Boussole de Mathias Enard, de cet Orient fascinant et lyrique auquel nous aimons nous référer. L’homme déborde d’idées et de projets généreux. Après avoir composé la musique du chic film Yves Saint Laurent de Jalil Lespert, il nous propose coup sur coup deux albums dédiés à la femme. Le premier est un hommage à la grande chanteuse égyptienne Oum Kalthoum (Kalthoum) disparue il y a exactement quarante ans. Il navigue autour de la chanson de la diva, Les Mille et Une Nuits, enregistrée en 1969, déployant souffle et ampleur. Son autre projet, Red & Black Light, bien différent, avec une reprise de Beyoncé, plonge dans une ambiance électro pop. D’un style à l’autre, Ibrahim ne perd jamais de vue sa recette populaire : des motifs accrocheurs, simplissimes, une légèreté qui ne manque pas de profondeur.