Interview : on a rencontré les Slow Sliders

Repérés l’année dernière suite à l’envoi d’un lien d’écoute de leur premier album, nous nous étions déplacés dans le quartier d’Oberkampf pour voir les quatre jeunes bretons des Slow Sliders se produire sur une petite scène. L’effet fût immédiat. Des chansons aux sonorités rock très bien travaillées et structurées, un chanteur à la voix ultra puissante et mélodique, une osmose assez palpable entre les membres du groupe… Il ne nous en fallait pas plus pour tomber sous le charme et retourner voir les Slow Sliders se produire à Point Ephémère pour le sortie de leur premier album « Glissade Tranquille ». Une session live signée A Nous Paris.

 

Slow Sliders

 

Les Slow Sliders : entre Strokes et mélancolie

Slow Sliders Glissade tranquille

 

Comment le groupe a-t-il commencé ?

  • Alors, on est 4 copains. On s’est rencontré il y a 10 ans. On s’est dit qu’on voulait faire de la musique ensemble et on a fait de la musique ensemble. Ça continue depuis.
  • On va bientôt fêter les 10 ans ! C’est un vieux projet, à la base c’est un peu un groupe de lycée, quelque chose d’assez classique, qui a continué.

Quelle est la genèse du projet ? C’est une belle réussite si c’était un groupe de lycée !

  • Oui, on a toujours un peu nourri l’ambition de faire de la musique de la meilleure des manières entre guillemets. Donc on a travaillé, on a continué à en faire… Et on ne peut pas dire vraiment qu’on est pro non plus maintenant, mais qu’on est plutôt semi-pro.
  • Ce n’était pas une ambition…
  • Ça s’est fait tout seul !

Pourquoi les Slow Sliders ? Pourquoi ce nom ?

  • A la base c’est parce qu’on devait louer un studio pour répéter, sauf que pour ça, il nous fallait un nom de groupe. On a dû chercher un peu dans l’urgence un nom de groupe et on a pris comme référence le nom d’un morceau qu’on écoutait à l’époque, qu’on aimait, qui s’appelle Slim Slow Sliders de Van Morrison. Et voilà, c’est juste ça l’histoire du nom du groupe. Et après au fur et à mesure, avec le temps, on l’a apprécié de mieux en mieux.

 

 

Pouvez-vous nous présenter ce nouvel album ? De quoi parle-t-il ?

  • Ce premier album c’est tous les morceaux qu’on a composés depuis 4 ans. C’est un peu un best-of de nos dernières 4-5 années de compositions, et de concerts.
  • Les thématiques abordées sont celles de nos 4-5 dernières années de vie, donc c’est ce qu’on vit et puis ça peut partir dans plusieurs choses différentes. Ce n’est pas un album concept, il n’y a pas vraiment de thématiques, il n’y a pas même d’idées de recherche de sons particulière, c’était plus l’envie d’enregistrer les morceaux de la meilleure des manières.

On sent une grande influence de groupes de rock des années 2000 dans votre musique. Des groupes vous ont particulièrement influencés ?

  • Ouais, carrément ! Dans les années 2000, je pense direct aux Strokes, Arcade Fire… Il n’y a pas mal de choses, mais on s’est aussi inspiré d’autres choses qui ne viennent pas des années 2000 donc il y a d’autres sonorités. On écoute d’autres trucs que des années 2000 aussi.
  • Même si le rock des années 2000 nous plaît aussi !

Sur la scène musicale française, actuellement, on est pas mal sur de l’électro, est-ce que ce n’est pas dangereux de faire du rock aujourd’hui, en anglais ?

  • Dangereux, non ! Parce qu’on fait ce qu’on aime, donc peu importe. Comme on disait, même si l’ambition c’est quand même d’en vivre, on veut vivre de faire quelque chose qu’on aime.
  • La question se n’est pas posée. La musique on la fait, on ne la fait pas dans une démarche de réussite. A la base, c’est plus un accomplissement personnel d’essayer de faire de la musique ensemble, de la meilleure des manières… Donc Français, électro, n’importe quoi, c’est pas vraiment ça les problématiques.

 

Vous êtes Bretons d’origine. Comment est le public breton ?

  • En général c’est plutôt pas mal, il y a toujours des mecs dans l’assemblée pour gueuler plus fort que les autres, et gueuler des trucs de mecs bourrés !
  • Généralement c’est nos amis qui gueulent le plus fort. Après ça nous est arrivé de jouer en dehors de Bretagne, et on a eu des super concerts aussi.
  • On a surtout joué en Bretagne donc nos expériences de concerts étaient en Bretagne. On a vu toute sorte de public aussi : ça peut être enflammé comme on a pu jouer devant personne ou des gens qui n’étaient pas réceptifs. Il n’y a pas moyen de généraliser le public breton en tout cas.

Vous avez souvent joué à Paris ?

  • Ouais quand même pas mal de fois, oui !
  • Au moins 6 fois, je pense, oui, voire 7.
  • On est pour la première fois au Point Ephémère en tout cas !
  • On est super contents !!!

Si vous deviez faire une chanson qui reflèterait le monde dans lequel on vit aujourd’hui, qu’est-ce qu’elle raconterait ?

  • Pas de très belles choses !
  • Je pense que ça serait un peu angoissant. Mais on voudrait quand même mettre une touche d’espoir !
  • Ca serait beau et triste à la fois.
  • Ca serait la merde !
  • Ca serait le bordel ouais.

A part le concert de ce soir, est-ce que vous avez une tournée de prévue ? 

  • Toutes les dates ne sont pas encore bookées, on n’a pas encore les dates d’une prochaine tournée mais ça va arriver peut-être plus en 2019. Après si les gens veulent écouter notre musique, ils peuvent toujours écouter l’album sur internet.