John Mayall : légende « blues boom »

Aller voir John Mayall à l’Olympia cette semaine représente beaucoup plus qu’un simple concert tant cet artiste incarne une bonne part de la musique du XXème siècle. Il fut la grande vedette de ce que l’on a appelé le « blues boom » anglais, ce mouvement du début des années 1960, inspiré par la musique noire, d’où émergeront les Rolling Stones.

Mayall, guitariste, organiste, menait une belle formation baptisée « Bluesbreakers » où s’illustreront des stars en devenir comme Eric Clapton, et le futur guitariste des Rolling Stones, Mick Taylor. Doté d’un véritable talent de compositeur, il a créé des pièces uniques comme le très funèbre « The Death Of JB Lenoir », resta fidèle à sa voie, à l’exception d’une excursion dans l’acid jazz vite abandonnée.

On ne prétendra pas que son nouvel album, Find A Way To Care, apporte quelque chose à sa gloire, mais il s’écoute agréablement, possédant même une tonicité surprenante. Cette soirée parisienne aura même une saveur très spéciale car Mayall célèbre le cinquantième anniversaire de la parution de son premier disque. « Le monde est ainsi fait », écrit Yasmina Khadra. « Il y a ceux qui font la légende et ceux qui font du tapage ». On sait où se situe John Mayall.