Joseph Moog

Invité de l’Orchestre Lamoureux à Gaveau au début de l’année passée, le jeune pianiste Joseph Moog (né en 1987) avait fait très forte impression dans le 5ème Concerto de Saint-Saëns et l’on s’impatientait de le retrouver sur une scène parisienne.

Excellente nouvelle que le récital qu’il donne mercredi prochain à l’Auditorium du Louvre, une salle où la curiosité envers les artistes de la nouvelle génération se vérifie une fois de plus. Musicien accompli doublé d’un virtuose éblouissant, l’artiste allemand a choisi un programme à sa mesure, avec d’abord les Variations Eroica de Beethoven. Moins connues que les fameuses Diabelli, elles n’en constituent pas moins un vrai défi musical par leur densité expressive et les qualités architecturales qu’elles requièrent. On fait entière confiance à Josep Moog, là tout autant que dans les quatre Ballades op. 10 de Brahms qui conviendront idéalement à son jeu très narratif. Curieux de répertoires rares, Moog a également retenu un opus moins couru : la Grande Sonate en sol majeur de Tchaïkovski. Une partition-fleuve dont il a signé un enregistrement (pour le label Onyx) magnifique de souffle juvénile et d’invention sonore. On piaffe d’impatience de les savourer en concert !