Kotaro Fukuma

Grande manifestation pianistique française de la rentrée, le Festival Piano aux Jacobins de Toulouse a depuis longtemps établi une tête de pont à Paris et organise chaque printemps un récital «hors les murs ». Le concert de mercredi tient lieu de prélude à une 37e édition qui se tiendra du 6 au 28 septembre.

Il se place doublement sous le signe du Japon puisqu’on y entend Kotaro Fukuma à la Maison de la Culture du Japon.

Né en 1982 à Tôkyô, formé à Paris (avec Bruno Rigutto) puis à Berlin, 1er Prix du Concours de Cleveland en 2003, Fukuma est déjà bien connu des mélomanes et s’impose comme le grand pianiste japonais de sa génération. Virtuosité et sens inné de la couleur s’allient à une profonde musicalité chez un jeune artiste qui faisait l’admiration du regretté Aldo Ciccolini. Curieux de tous les styles, l’interprète se distingue par l’étendue de son répertoire autant que l’art avec lequel il bâtit ses programmes. De la Sonate « Clair de Lune » de Beethoven à la 4ème Sonate de Scriabine, son récital dessine un merveilleux voyage musical et fait étape par Chopin (Nocturne op. 9 n°2, Polonaise « Héroïque »), Smetana (La Moldau transcrite par… Fukuma !), Debussy (2ème Série d’Images) et Takemitsu (Litany).

Bref, la poésie, le rêve et le feu, sous les doigts d’un prince du clavier.