Kumisolo

La jeune Tokyoïte nous embarque dans son univers décalé au Supersonic.

Le printemps vient tout juste d’installer ses premiers rayons solaires annonciateurs de flâneries spirituelles et de détente. Et pour mieux vivre cette transition, on ne saurait trop vous conseiller de plonger, les oreilles grandes ouvertes, dans l’univers pop élégant et décalé de la chanteuse Kumisolo. Ancienne membre du trio électro-pop français The Konki Duet, la Japonaise installée en France depuis une dizaine d’années s’est depuis réinventée en artiste protéiforme dont les rêveries sonores invoquent avec malice la naïveté juvénile des yéyés, le lyrisme fragile de Robert Wyatt et la pop acidulée de la chanteuse April March. Après un remarquable premier album My Love for you is a cheap pop song paru en 2007, celle que les médias spécialisés présentent comme la “Françoise Hardy japonaise” est aujourd’hui de retour avec Kabuki Femme Fatale prévu pour le 7 avril. Un disque à la beauté totalement barrée où mélodies entêtantes, poésie en clair-obscur et arrangements luxuriants fantasment en Technicolor sur le Paris de la Nouvelle Vague, la pop orchestrale du Yello Magic Orchestra et la douceur subversive des produits Hello Kitty. Un appel contagieux à l’effervescence des sentiments amoureux (“La Tête ailleurs”), au bonheur simple (“Pop Girl”) et à l’imagination positive. Mais c’est sur scène, épaulée par le bassiste Nicolas Lockart, le batteur de Tahiti 80 Raphaël Léger et son double guitariste Romain Dejoie que Kumisolo donne à voir la pleine mesure de sa musique délicieusement kitsch et planante.

Kumisolo en concert le vendredi 7 avril à 20h00 au Supersonic, 9 rue Biscornet 75012. M° Bastille. Entrée libre.