Le 18e, l’arrondissement de la musique ?

Le 18e  arrondissement recèle de mille richesses. Touristiques, culturelles, gastronomiques, éthyliques… Mais s’il y a un domaine où il brille particulièrement, c’est celui de la musique. Pour vous convaincre, voici cinq bonnes raisons de renommer le 18e, l’arrondissement de la musique.

 

D’innombrables lieux de concerts

18e arrondissement
© Les Trois Baudets

 

L’arrondissement qui compte le plus de lieux de concerts à Paris ? Une multitude de salles et de bars se situent en effet aux quatre coins du 18e. De Barbès où règne l’incontournable FGO-Barbara, jusqu’à la frontière du 17e où s’est installé très récemment Le Hasard Ludique. Entre les deux ? Oh, juste La Cigale, l’Elysée Montmartre, La Station Gare des Mines, le Divan du Monde, le Trianon, la Boule noire, l’Olympic Café, l’Aérosol, le Garage Mu, les Trois Baudets, la Machine du Moulin Rouge, et on en oublie sans doute. Non seulement le dix-huitième regorge d’endroits où il est possible d’assister à un concert, mais ces derniers sont très diversifiés. Plutôt musiques du monde au Hasard Ludique, soirées électro à la Station Gare des Mines, têtes d’affiches à la Cigale, variété française au Divan du Monde, musiques weird au Garage Mu… Même les bars ont une programmation incroyable. Comme l’Olympic Café qui régale ses habitués de cocktails maison mais aussi de concerts complètement fous. Enfin, l’été venu, on ne manque pas le festival Rhizomes qui investit les parcs et squares du 18e !

 

Un immeuble pour la musique

On ne fait pas les choses à moitié dans le dix-huitième. De fait, ce n’est ni une salle, ni un studio ou un local, mais bien un immeuble entier qui sort peu à peu de terre à Barbès. Et cela, pour servir la noble cause de la musique. Cinq étages conçus par l’architecte Gaetan Engasser pour ce bâtiment ouvert sur la rue et réfléchi comme un véritable écosystème musical. Le 360 Paris Music Factory accueillera plusieurs structures dédiées à la création, la production et à la diffusion. Notamment les bureaux d’Accords Croisés, le festival Au Fil des Voix, le label Vox Populi et une structure de formation, le Quai des Voix. Il y aura également des studios d’enregistrement et des espaces de co-working, un restaurant et, bien entendu, une salle de spectacle. Le directeur, Saïd Assadi, a de grandes ambitions pour l’endroit qu’il évoque comme un lieu dédié au développement artistique et à la diversité musicale, mais aussi de médiation avec le quartier. La première pierre a été posée en décembre 2016. Depuis, les travaux vont bon train et le 360 vous donne rendez-vous cet été pour l’ouverture au public !

Paris Music Factory

 

Une rue de la musique

18e arrondissement
© Mila


Pour continuer dans la démesure, le 18e a carrément une rue officiellement consacrée à la musique ! Entre Jules Joffrin et Clignancourt, la rue André Messager et le quartier Letort concentrent en effet un nombre impressionnant de locaux occupés par des médias, des labels et autres boîtes de production et d’édition musicale. Derrière ce qui pourrait passer pour une drôle de coïncidence, il y a le MILA. Initié en 2003, le MILA est le premier dispositif d’accompagnement à l’entrepreneuriat culturel en France. Il permet à des structures spécialisées dans la musique de bénéficier de loyers modérés. En tout, ce sont 10 bureaux au sein du pôle principal (le Mila) et une quinzaine de boutiques éparpillées dans le secteur qui bénéficient de soutien, d’espaces de rencontre, de services mutualisés et de temps d’échanges entre elles. Le résultat ? Un quartier dynamisé par l’effet « cluster » et une vraie synergie entre les structures. Parmi elles, il y a notamment les bureaux du magazine Longueur d’Ondes,  les labels Infine, Tiger Sushi et Warp France, les agences de promotion Phunk et Accent, ou encore la plateforme d’accompagnement administratif Aglé services.

Le Mila

 

Le paradis des musiciens


Outre de très bons disquaires (Exodisc, Le Rideau de Fer’Soulableta et La Fabrique Balades Sonores officiellement dans le 9e mais à deux pas du métro Barbès), certains coins du 18e arrondissement sont littéralement envahis de magasins spécialisés dans la musique. C’est le cas du côté de Pigalle dont les rues abritent des boutiques par dizaines. Guitares, amplis, instruments à vent, accessoires, matériel informatique et d’enregistrement, de Bass Manic à Star’s Music en passant par Home Studio, tous les goûts et besoins des musiciens seront comblés. Et ce, pour le plus grand bonheur des étudiants de l’école Atla, elle aussi à Pigalle !

Depuis plus de 20 ans, Atla forme aux métiers des musiques actuelles en proposant des cursus à destination des musiciens et des professionnels de la musique. Ainsi, les étudiants mélomanes peuvent obtenir un diplôme d’état reconnu par le Ministère de la Culture et de la communication, le « Certificat Musicien Interprète des Musiques Actuelles ». Les futurs agents suivront quant à eux une formation de « Management Artistique et Culturel« . Les amateurs peuvent eux aussi profiter de l’école Atla, qui dispense également des cours de musique pour tous niveaux et profils. Pour découvrir Atla, rendez-vous samedi 7 avril de 14h30 à 18h30 pour leur journée portes ouvertes !

L’école Atla

 

Parlons peu, parlons pro


Le 18e, l’arrondissement de la musique ? Il semblerait que les professionnels l’aient bien compris. En effet, en plus des diverses structures dédiées au développement de carrières artistiques et à la formation des musiciens, des événements à destination des professionnels de la musique se déroulent régulièrement dans le dix-huitième. C’est par exemple ici que le MaMa Event, THE rendez-vous pour les ressortissants de la filière musicale, a choisi de s’épanouir avec son festival au line-up aguichant mais surtout son importante convention : plus de 120 conférences, tables rondes, ateliers et débats organisés avec des intervenants français et internationaux.

Chaque année, le MaMa réunit environ 6 000 professionnels de la musique et des médias. Il investit les salles et lieux incontournables du 18e, comme FGO-Barbara, l’Elysée Montmartre, le Trianon, la Boule Noire et la Machine du Moulin Rouge.

What else ? Tout au long de l’année, FGO-Barbara met en place des rendez-vous destinés aux musiciens en voie de professionnalisation et aux professionnels du secteur. Comme la Jirafe des Musiques Actuelles, organisée avec le réseau MAP, des conférences autour des musiques actuelles et de l’industrie musicale, des scènes et des rencontres féministes avec le réseau Musiciennes and Co et le réseau H/F Île-de-France. Ou encore des plateaux Inouïs du Printemps de Bourges.

Notons aussi la scène des Trois Baudets, référence pour journalistes, tourneurs et labels en quête de nouveaux talents qui bénéficient d’un pass spécial pour faciliter la découverte, et la cérémonie du Prix des Indés qui se déroule à la Cigale.

MaMa Event