Les 10 ans des Dissonances

Qui dit orchestre dit chef d’orchestre dans l’immense majorité des cas, mais il est quelques rares exceptions parmi lesquelles Les Dissonances. Cet orchestre, ce collectif de musiciens plutôt, sans chef donc, a été créé il y a dix ans par le violoniste David Grimal, avec des instrumentistes issus d’orchestres français ou étrangers.

Belle aventure que celle d’une formation qui, en l’espace d’une décennie, a su faire entendre sa différence dans le paysage musical, n’hésitant pas à s’attaquer à de célèbres ouvrages du répertoire pour en livrer une lecture neuve et stimulante. On songe à un enregistrement du Concerto pour violon de Brahms ou, plus récemment, à une étonnante intégrale des concertos pour violon de Mozart, avec D. Grimal en soliste.

En résidence à l’Opéra de Dijon depuis 2008, Les Dissonances ont noué des liens privilégiés avec l’Allemagne et c’est tout naturellement que le concert du 10e anniversaire de l’ensemble se place sous le signe de l’amitié franco-allemande. Le programme de mardi soir est parfaitement accordé à ces circonstances puisqu’il réunit La Mer de Claude Debussy, le Concerto pour violon et la 5eSymphonie de Beethoven. La Philharmonie a réservé la scène de sa Grande Salle pour ce concert anniversaire : belle marque de reconnaissance pour D. Grimal et ses musiciens de la part d’une institution qui nous gâte cette semaine puisque, les 7 et 8, Bertrand Chamayou (piano) et Xavier de Maistre (harpe) sont les solistes de l’Orchestre de Paris, sous la baguette de James Gaffigan.