Les clips du moment : notre sélection hebdo #8

Chaque semaine, retrouvez une sélection des nouveaux clips qui viennent de sortir. Jeunes pousses ou artistes reconnus, du R&B au garage, de la chanson française au nu disco : passage en revue des vidéos les plus marquantes, tous genres confondus ! Cette semaine, focus sur cinq clips qui nous ont marqués en 2018.

John Grant – Love is Magic

 

Le crooner américain offre un écrin d’une tendresse infinie à sa ballade. Le clip met en scène des maîtresses et leurs chiens, en plein entraînement d’agility, ce sport canin où les toutous enchaînent les figures et les sauts en compagnie de leurs dresseurs. Bref, bien la dernière chose devant laquelle on penserait s’émouvoir et pourtant, la complicité et l’amour inconditionnel entre ces femmes et leurs compagnons jaillissent d’une telle force de cette vidéo, que cette dernière donne tout son sens au titre du morceau.

 

Orē – Agence Matrimoniale

 

Début février, la jeune artiste hip-hop Oré nous a régalé d’un clip à la production impressionnante, signé par le brillant collectif La Sale Affaire. Entourée d’un gang de danseuses de GR aussi badass que pailletées, la rappeuse s’impose avec élégance et férocité dans le paysage urbain qui constitue son univers musical.

 

Flavien Berger – Brutalisme

 

Ex-aequo avec le magnifique clip de Castelmaure sur l’échelle émotionnelle, la vidéo joue aussi sur la trame de la romance épique. On suit le retour tristounet d’un chevalier, toujours pas remis de ses amours d’été. Entre plage paradisiaque, urbanisme aquatique et adieux cosmiques, le clip, à l’image du titre, déborde de poésie.

 

Myd – Muchas (Feat. Cola Boyy)

 

Pas pressé de retrouver les collègues après les fêtes ? Il est temps de regarder ce clip… et de changer de job. Récit apocalyptique d’un week-end de team building (le concept étant déjà apocalyptique en soi), ce clip cynique accompagne à merveille le titre pop disco terriblement accrocheur de Myd, produit avec Cola Boyy.

 

Goat Girl – The Man

 

Angleterre, années 60. Un groupe de nanas met le feu sur scène devant des centaines d’hommes en transe. Ce clip aussi rétro que progressiste nous offre une rafraîchissante inversion des rôles, le temps d’une excellente fulgurance post-punk, éraillée et entêtante.