Les clips les plus marquants du moment

Chaque mois, retrouvez une sélection des meilleurs clips du moment. Jeunes pousses ou artistes reconnus, du R’n’B au garage, de la chanson française au nu disco… Passage en revue des vidéos les plus marquantes, tous genres confondus. 

Aloïse Sauvage – Omowi

Magnifier la communauté LGBTQ+ et célébrer la force du collectif, voici le pari réussi de ce clip remuant, réalisé par Neels Castillon. Galvanisés par la gouaille urbaine de la chanteuse, les danseurs se déchaînent dans de cathartiques chorégraphies, au gré du refrain entêtant et des tacles à la Manif pour Tous.

Born Idiot – Blue Is My Color

À peu près aussi perturbante que leur précédent clip, cette vidéo très graphique réalisée par Lucas Martin a des airs de dystopie, où les êtres humains auraient été remplacés par des androïdes. Mi-rennais mi-robots, les membres du groupe y apparaissent visiblement vidés de toute substance émotionnelle et entonnent mécaniquement un titre pop paradoxalement badin.

Futuro Pelo – Nefertiti (feat Neysa May)

Le retour des aventures de Monsieur Bouche ! Décidément bien mal entouré, le personnage phare de ces clips animés par le Studio Plastic Horse subit ici un harcèlement scolaire de la part d’un gang tout droit venu de l’Egypte antique.

salut c’est cool – bout de bois

🤯 – réalisé avec Martin Carolo. Ou quand une balade en forêt se transforme en expédition sous amphets. Traversée par les grosses basses et les beats techno, cette vidéo hallucinatoire interroge nos représentations du bout de bois.

Lewis OfMan – Attitude

Ambiance West Side Story version breakdance à roulettes chez le producteur electro, qui semble délaisser la chanson romantique le temps d’un passage en club.  Réalisé avec brio par Julien Soulier,  ce clip très cinématographique révèle quelques plans sublimes.

Voyou – Les humains (feat Norma)

Le chanteur lillois s’accompagne ici de l’artiste et chanteuse toulousaine Norma, à qui il confie à la fois les choeurs et la réalisation de ce clip poétique qu’il a lui-même dessiné et animé.  Ode attendrissante à l’humanité aimante, petites danses mignonnes, disputes, câlins et virées en voiture s’entremêlent sous une pluie nostalgique.

Tame Impala – Lost in Yesterday

Comme à son habitude, le collectif australien nous régale d’un clip léché et évocateur pour accompagner cet extrait de leur dernier album  » The Slow Rush ». Réalisée par le duo californien Terri Timely (Ian Kibbey et Corey Creasey), la vidéo met en scène un Kevin Parker aux airs de Hugh Grant dans 4 mariages et un enterrement, et explore les thématiques du temps qui passe, de la vie qui défile, et des souvenirs qui s’imprègnent de façon indélébile.

David Shaw and The Beat – Please Please Please

La techno rencontre la new wave dans ce titre intensément planant, dont l’aura hédoniste est parfaitement mise en lumière dans ce clip nébuleux et énigmatique. Le producteur de Manchester s’est entouré d’un casting underground, en invitant notamment la performeuse Ylva Falk et l’artiste vidéaste Phormazero à participer à cette vidéo réalisée par les frères Alexandre et Victor Carril.

Cathedrale – The Bet

Les Toulousains de Cathedrale transforment la ville rose en Manchester gris le temps d’un clip où, concrètement, il ne se passe pas grand chose, mais dans lequel on marche avec conviction sous un ciel maussade, électrisé par un post-punk nerveux et efficace.

No Money Kids – Wake Me Up

Dans ce clip à l’atmosphère inquiétante digne d’un snuff movie, qui accompagne un titre rock parfaitement jubilatoire, le réalisateur Leigh Powis fait passer un message aux airs de revanche. Cette vidéo poignante évoque en effet la longue période de convalescence du chanteur Felix Matschulat, victime d’une violente crise d’épilepsie.