Les meilleurs clips de juin

Chaque mois, retrouvez une sélection des meilleurs clips de juin. Jeunes pousses ou artistes reconnus, du R’n’B au garage, de la chanson française au nu disco… Passage en revue des vidéos les plus marquantes, tous genres confondus !

Paupière – Twisted Mind

Ce réjouissant trio synth-pop venu tout droit de Montréal règle ses comptes avec notre triste monde tragique à travers ce clip aux accents de dystopie. Le futur aura-t-il notre peau par le biais des notifications de nos smartphones ? Pour tenter d’y répondre, Paupière convoque le son des années 80 et un certain goût du romantisme. Un bel aperçu de leur nouvel EP, attendu pour la rentrée prochaine.

Chevalrex – Le Grand Absent

Vous reprendrez bien un peu de rab de Roland-Garros avec ce clip sportif et assez dur à regarder en période de canicule. (Pitié arrêtez de courir autant !). Derrière Chevalrex et l’une des raquettes, Rémy Poncet, qui se met ici en scène de façon aussi absurde que très sérieuse, le temps d’un tournoi amical et « sans fin on est d’accord ». Le tout accompagné de l’une de ses petites ritournelles enjôleuses dont il a le secret.

Santoré – Revoir La Mer

Il en faut du cran, parfois, pour changer de vie. Et du cran, l’héroïne de ce clip très cinématographique n’en manque pas. Guidée par une impulsion libératrice, envoyant valser violences, obstacles et déprimes du quotidien d’un seul geste rageur, elle parvient à son but. La tête haute avec ça. Car elle avait bien raison, au fond, de croire que quand on le veut vraiment, le paradis n’existe pas que sur une carte postale. Une vidéo aussi rafraîchissante que l’annonce le titre, pour illustrer une mélopée électro-pop grassement nourrie en piano, guitare, et élans nostalgiques.

Pink Noise – Too Hot

Lécher des crapauds en boîte, le nouveau truc à la mode ? Au gré de l’électro acide du mystérieux collectif Pink Noise et d’une fête déjantée, les deux mannequins Tina Kunakey et Molly Constable s’adonnent à cœur joie à une débauche de corps, de métamorphoses et de néons verdâtres, dans une vidéo hallucinante et troublante. Pas étonnant quand on sait qui est aux manettes : ni plus ni moins que Kim Chapiron, réalisateur de l’underground révélé dans les années 90 par le collectif Kourtrajmé, derrière le dérangeant « Sheitan » et plein d’autres courts-métrages aussi cool que chelous.

No Money Kids – The Street

Le tandem parisien s’empare du bitume pour porter la voix des laissés pour compte dans cette vidéo matinale à l’esthétique brumeuse. Une croix lumineuse comme phare et le rock en bandoulière, ce clip tourné en 16mm mettant en scène des marginaux de tous horizons s’élève comme une ode à la poésie de la rue.

Voyou – La Serre

Sous son apparente légèreté, ce clip, dans lequel Voyou se ballade à l’intérieur d’une serre géante en se défonçant aux champignons, porte un message malheureusement de plus en plus sérieux : écologiquement parlant, on creuse notre tombe. Concoctée par Antonin Peretjako, cinéaste à qui l’on doit l’excellent « La fille du 14 juillet », la vidéo résume à merveille la fausse nonchalance et la vraie gravité de ce titre pop et entêtant. Le clip s’accompagne d’une extravagance marketing rigolote et utile : pour acheter une gourde Voyou, ça se passe ici.

Petit Prince – Bisou Dans Le Cou

Besoin de vous réconcilier avec Paris ? Ce clip tout chouchou et cette comptine pop éthérée vous aideront peut-être. On y suit des chanteuses drôlement stylées, des mimes, des amoureux cynophiles, des travestis fatigués et bien sûr des hordes de touristes, tous à l’assaut de la Butte Montmartre. Ce petit monde se met en scène à travers des chorégraphies fantasques et de longs baisers langoureux, dans une ambiance contemplative. Comme quoi il n’y a pas que les boutiques de merdouilles touristiques et le souvenir de la Commune qui animent le périmètre du Sacré Cœur.

Kandiafa – Kele Magni

Ce clip est le résultat d’un tournage réalisé au Mali, semé d’obstacles, mais aussi de rencontres humaines intenses. D’intensité il est d’ailleurs question ici, et ce dès les premières notes que tire Kandiafa de son inséparable Djeli N’goni. L’artiste, la peau revêtue de peintures bogolan, part à la rencontre du jazz, de la folk, du blues et des terres maliennes de ses ancêtres, le temps d’une vidéo somptueuse en noir et blanc.

Moto- La soirée disco

Le premier titre de ce projet prometteur se dote d’un clip en demi-trames colorées et sentimentales. Dans une succession de plans poético-loufoques, l’héroïne aux jumelles observe un horizon festif auquel elle n’a pas accès, faute d’invitation reçue et de cri du cœur entendu. Pour faire face à la solitude du samedi soir, Félicie, derrière Moto, peut en revanche compter sur la crème de l’indie pop français et les copains Bumby et Lockhart, qui l’accompagnent sur cette mélodie caressante et doucement désabusée.

Nasser – Can’t Get Out

Un clip rafraîchissant à souhait, surtout par ce temps caniculaire. Le duo marseillais distille son électro jubilatoire dans une vidéo déjantée, où la natation synchronisée se mêle aux matchs de ping-pong frénétiques et aux singeries d’un steward déchaîné. Le mot d’ordre ? On oublie tout, et on se lâche.


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